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    <title>Chroniques en bref et en vrac</title>
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    <description>Dans ces pages, nous vous proposerons des réactions « à chaud », chroniques rapides de CD ou de livres, de films, de DVD ou d’émissions de radio ou de télé, de spectacles... </description>
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      <title>Interview de Silvain Reiner, l’auteur de « La Rue des Rosiers » :&#13;« Cette chanson s’est faite comme un champignon sur ma peau... »</title>
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      <pubDate>Mon, 8 Mar 2010 01:43:01 +0100</pubDate>
      <description>Pour Silvain Reiner, Survivant malgré lui (c'est le titre de son dernier livre paru chez Manya), l'Holocauste est « un drame qui échappe à l'usure du temps ». Romancier, journaliste, il est aussi l'auteur d'une unique chanson qui évoque la rafle du Vel' d'Hiv' de juillet 1942, écrite dans des conditions très particulières avec Joël Holmès, un après-midi de l'été 1965.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    JE CHANTE ! - Silvain Reiner, cette chanson a une histoire. Pouvez-vous nous la raconter ?&lt;br/&gt;    SILVAIN REINER.- La Rue des Rosiers est une chanson fantôme. Les circonstances qui entourent sa naissance sont un peu fantasmagoriques... Mais il faudrait que je remonte d'abord à l’histoire d’amitié avec Joël Holmès. Nous nous sommes rencontrés, en 1948, dans des colonies de vacances pour orphelins de guerre où nous étions moniteurs. À un moment, nous habitions le même quartier, à Saint-Germain-des-Prés. Nous nous sommes revus. « Je vadrouille », disait-il. C’était son terme-clé. Il n’avait pas de métier. Il vivait comme toute cette génération de jeunes détraqués de l’histoire contemporaine. On vivait de petits trucs. On a connu des famines terrifiantes. On a vécu dans la famine pathologique, qui venait de nous-mêmes. On n’arrivait pas à travailler, on n’arrivait pas à s’insérer. Il faisait partie du club des vagabonds de l’Holocauste... Sans que ce nom ait la moindre existence entre nous. Car on ne parlait de rien. C’était comme si on était nés orphelins...            &lt;br/&gt;    Un des drames que j’ai connu à cette époque, c'est qu'il n'y avait pas de communication entre nous. On était quelque part en nous-mêmes frappés à mort par le même virus. Nous étions les survivants de nos familles, les épaves, les déchets humains de l’Holocauste. Et c’est ça, aujourd’hui, avec le recul, qui m’épouvante quand j’y pense. On aurait voulu communiquer : on ne pouvait pas. On avait des relations de fantôme à fantôme. Là où moi, par exemple, j’attendais avec avidité une amitié, une fraternité, ça ne pouvait pas passer. Il nous manquait une dimension charnelle, carrément. On était des nuages flottants au quartier Latin. Quand on se rencontrait, Joël riait énormément, moi, beaucoup moins. Mais son rire lui servait de carnaval. Son rire masquait son drame. Et moi, je l’enviais. C’est moi qui lui ai donné le pseudonyme d’Holmès - il s’appelait Covrigaru. Je l’enviais car il avait gardé une sœur. C’était pour moi, un diamant, un miracle.&lt;br/&gt;    Entre temps, les années ont passé, je suis devenu écrivain. J’avais publié plusieurs romans chez Gallimard, Robert Laffont, je connaissais un certain succès. Je revois l’année 1962 où l’on se rencontrait à la radio : moi comme romancier, lui comme chanteur. Il venait d’avoir le Prix Charles-Cros. J’avais écouté son  disque et avais été ébloui par la beauté de ses chansons (Gardez vos filles, Jean-Marie de Pantin...). Il achetait mes livres quand ils paraissaient... On ne se voyait pas entre temps. On avait cette communication encore fantomatique, par création interposée. Création vagabonde... Mon livre vagabondait et rencontrait sa route, son disque rencontrait mon chemin...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Dans l’année 1965, on s’est vus à plusieurs reprises. À la Table Ronde où je signais un livre, à l’ABC où il passait avec Enrico Macias. Il s’était marié. Un jour, brusquement, je lui ai dit : « On devrait faire un disque ensemble. » J'ai été pris de frénésie, j’avais besoin de m’exprimer bien que je le faisais déjà par le roman. Il m’a dit : « D’accord. J’ai un disque à faire et après on s’y mettra. » J’étais enthousiaste. Lui aussi. Il y avait là comme un lien entre nous à partir du travail qu’on devait faire ensemble et je voyais déjà le disque : « Joël Holmès chante Silvain Reiner »... J’étais très heureux. Et c’est là que se place le drame.&lt;br/&gt;  Durant l’été 65 ou 66, il est tombé malade. Il y a eu une rupture terrible. Brusquement, un matin, il m’annonce : « Je ne fais plus mon disque. » Je lui avais écrit huit chansons pour faire ce disque, mais aucune ne préfigurait La Rue des Rosiers. Les chansons que je faisais, c’était des chansons d’amour ou plutôt des chansons de rêve amoureux. Elles sont restées inédites et je ne sais même pas où elles sont. J’habitais près de la place du Trocadéro. Je me revois dans les bistrots. Je travaillais uniquement pour ça pendant cet été-là, un été particulièrement généreux, très sympathique parce que j’avais ce projet avec lui... Il était devenu complètement mégalo. Rupture totale. Il était complètement ailleurs. Il déraillait, il déconnait. Il disait qu’il allait faire un concert devant trois mille personnes... J’étais extrêmement frappé. J’avais une grande affection pour lui. Je me suis dit : tant pis. Tout était fichu, fini.&lt;br/&gt;    Un jour, je ne sais plus pourquoi, je suis allé le voir en banlieue où il habitait, avec mon jeune fils qui avait dix ans. Las, le cœur vide puisqu’on ne devait rien faire. Il m’avait dit : « Viens, on va bavarder... » Je ne voyais pas de quoi on pouvait parler. Je ne me voyais pas faire de la réthorique sur un champ de ruines, celui de notre projet... Et soudain, il s’est passé ceci : Joël grattait toujours sa guitare comme un zombie. Il me dit tout à coup, toujours entre deux eaux, entre deux mondes : « T’as pas une idée, là ? On pourrait peut-être faire quelque chose... » Je lui dis : « Quoi ? » « T’as pas quelque chose, tu ne pourrais pas me dire quelque chose ? » Je lui dis : « Il n’y a plus de roses dans la Rue des Rosiers... » J’avais envie de chialer, c’était atroce. Il s’est passé quelque chose de vraiment terrifiant entre nous... Ça a jailli comme ça, lui la musique, moi les paroles, sans que l’on sache comment, sans que l’on sache même ce qui nous arrivait. Et on a fini la chanson. C’était vraiment comme une histoire de tables tournantes... On était en liaison avec nos familles, avec le peuple du Ciel, sans qu’on ait jamais dit un mot là-dessus. Car c'était un sujet totalement interdit. On n’avait pas le droit de parler de ces blessures : elles n’étaient pas visibles. Cette chanson s’est faite comme un champignon sur ma peau... C'était une improvisation totale, mais dans une cadre terriblement pathologique. Je ne l’ai pas écrite : je lui en ai dicté les paroles au fur et à mesure. Comme dans un état second... Cette chanson s’est faite sous forme orale. Au fur et à mesure. C’est incroyable comme histoire. Ce n’est pas du tout ordinaire comme aventure. Il faut dire aussi que ce qu’elle raconte n’est pas une histoire ordinaire non plus...&lt;br/&gt;    Puis Joël me raccompagne. Et là, il y a eu un embryon d’événement qui pouvait être tragique. J’étais avec mon fils, Joël était au volant. Il roulait sur la route du retour comme un dingue. Je me suis dit : il veut nous tuer. À cause de cette chanson. Cette chanson est interdite. On est frappés à mort parce qu’on l'a faite. On est interdits de vie, de succès. Nous devons expier notre survivance. Nous sommes malades de notre époque, de notre aventure humaine. « Ah, t’as peur ? », me dit Holmès. Et je me suis senti foutu, fichu. Et puis, miracle : on est quand même arrivés. Je me suis dit : j’ai compris le message. Le message de l’au-delà, le message des étoiles. Ça va, on en reste là.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Un an ou deux ans après, dans la rubrique nouveaux disques de Elle, je lis : Pia Colombo chante La Rue des Rosiers. Je n'étais pas au courant. Je n'y pensais plus.  Joël Holmès l’avait donnée à Pia Colombo parce qu’elle était venue lui demander des chansons. Pur hasard, sinon, cette chanson tombait à la trappe totalement, car il ne l’avait même pas déclarée à la S.A.C.E.M. Voilà toute l’histoire. Voilà comment cette chanson a surgi dans ma vie. Je n’ai pas eu le sentiment de l’avoir faite. Elle s’est faite carrément toute seule vingt ans après la guerre... Voilà l’alchimie. Je peux dire que cette alchimie a eu lieu, mais elle est faite d’éléments assez terribles. &lt;br/&gt;    J’ai connu la rue des Rosiers au retour de la guerre. Elle était totalement vide. Je vois encore un petit bistrot de la rue des Écouffes. La rue des Rosiers était une rue non pas morte mais autre chose : une rue musée, comme un papillon épinglé. Une rue où ne vibrait plus rien. Sinon le cauchemar, lui même tassé, cerné... Je faisais l’inventaire. Je cherchais des noms, je regardais les plaques. C’était l’époque où j’ai vécu ma survivance de vagabond, que j’ai racontée dans un livre récent, Le Survivant malgré lui. Pour moi, c’était ça le mystère de cette rue que j'avais connue en 1939 avec mes parents.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Dans cette chanson, on ne sent pas de haine envers l’Allemand ou le collabo. Il y a une certaine fatalité (« Peut-être une malchance... »). Vous n’en voulez à personne, vous ne vous en prenez à personne.&lt;br/&gt;    C’est ce qu’on m’a dit pour le livre aussi. Pour moi, la vie, la création, le roman, c’est une histoire d’amour. Je ne vois pas comment une histoire d’amour peut subsister si vous y infiltrez du venin. Cette chanson a été une déclaration d’amour à ma famille et à la rue des Rosiers. Et à un peuple, comme je l’ai écrit. Je ne crois pas à la rancune. Ça ne veut pas dire que je sois indifférent, loin de là. Mais ce n’est pas ma façon de raconter. Ce n’est pas ma philosophie d’écrivain et d’homme.&lt;br/&gt;    Il y a bon compte de silence dans cette chanson et c’est ça, je crois, qui est intéressant. Je me souviens qu’on a juste changé une phrase qui ne plaisait pas à Joël. À la fin, j’avais mis : « Il n’y a plus de roses / Et la terre est souillée ». Ça ne lui plaisait pas. Il a mis : « Il n'y a plus de roses / Elles sont mortes un été ».&lt;br/&gt;    La seule fois où je l’ai entendue, c’était par Francesca Solleville, dans l’émission de Pascal Sevran. Je n’avais aucun rapport avec le milieu de la chanson.  Cette chanson ne m’a jamais rapporté un sou. Mais je ne sais pas non plus quel impact elle a eu. Je ne sais pas qui la connaît. Mais j’aimerais beaucoup qu’elle soit reprise. Elle mérite peut-être d’être connue. Je dis « peut-être », c’est de la fausse modestie. Je devrais dire : elle mérite sûrement d’être connue, d’être à nouveau enregistrée. Par une femme, parce que je ne l’imagine pas interprétée par un homme. Seul Joël aurait pu la chanter. J’aimerais la voir ressuscitée, pour qu’elle redevienne un disque, qu’elle vive enfin, qu’on l’entende sur les ondes, elle a le poids des larmes. Je peux l'avouer à cause de la distance qui m’en sépare.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Propos recueillis par &lt;br/&gt;Raoul Bellaïche et Colette Fillon, &lt;br/&gt;le 12 mai 1992.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;• Interview parue dans JE CHANTE ! n° 8, été 1992 (n° épuisé et en partie en ligne).</description>
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      <itunes:summary>Pour Silvain Reiner, Survivant malgré lui (c'est le titre de son dernier livre paru chez Manya), l'Holocauste est « un drame qui échappe à l'usure du temps ». Romancier, journaliste, il est aussi l'auteur d'une unique chanson qui évoque la rafle du Vel' d'Hiv' de juillet 1942, écrite dans des conditions très particulières avec Joël Holmès, un après-midi de l'été 1965.&#13; &#13;                          &#13;&#13;    JE CHANTE ! - Silvain Reiner, cette chanson a une histoire. Pouvez-vous nous la raconter ?&#13;    SILVAIN REINER.- La Rue des Rosiers est une chanson fantôme. Les circonstances qui entourent sa naissance sont un peu fantasmagoriques... Mais il faudrait que je remonte d'abord à l’histoire d’amitié avec Joël Holmès. Nous nous sommes rencontrés, en 1948, dans des colonies de vacances pour orphelins de guerre où nous étions moniteurs. À un moment, nous habitions le même quartier, à Saint-Germain-des-Prés. Nous nous sommes revus. « Je vadrouille », disait-il. C’était son terme-clé. Il n’avait pas de métier. Il vivait comme toute cette génération de jeunes détraqués de l’histoire contemporaine. On vivait de petits trucs. On a connu des famines terrifiantes. On a vécu dans la famine pathologique, qui venait de nous-mêmes. On n’arrivait pas à travailler, on n’arrivait pas à s’insérer. Il faisait partie du club des vagabonds de l’Holocauste... Sans que ce nom ait la moindre existence entre nous. Car on ne parlait de rien. C’était comme si on était nés orphelins...            &#13;    Un des drames que j’ai connu à cette époque, c'est qu'il n'y avait pas de communication entre nous. On était quelque part en nous-mêmes frappés à mort par le même virus. Nous étions les survivants de nos familles, les épaves, les déchets humains de l’Holocauste. Et c’est ça, aujourd’hui, avec le recul, qui m’épouvante quand j’y pense. On aurait voulu communiquer : on ne pouvait pas. On avait des relations de fantôme à fantôme. Là où moi, par exemple, j’attendais avec avidité une amitié, une fraternité, ça ne pouvait pas passer. Il nous manquait une dimension charnelle, carrément. On était des nuages flottants au quartier Latin. Quand on se rencontrait, Joël riait énormément, moi, beaucoup moins. Mais son rire lui servait de carnaval. Son rire masquait son drame. Et moi, je l’enviais. C’est moi qui lui ai donné le pseudonyme d’Holmès - il s’appelait Covrigaru. Je l’enviais car il avait gardé une sœur. C’était pour moi, un diamant, un miracle.&#13;    Entre temps, les années ont passé, je suis devenu écrivain. J’avais publié plusieurs romans chez Gallimard, Robert Laffont, je connaissais un certain succès. Je revois l’année 1962 où l’on se rencontrait à la radio : moi comme romancier, lui comme chanteur. Il venait d’avoir le Prix Charles-Cros. J’avais écouté son  disque et avais été ébloui par la beauté de ses chansons (Gardez vos filles, Jean-Marie de Pantin...). Il achetait mes livres quand ils paraissaient... On ne se voyait pas entre temps. On avait cette commu</itunes:summary>
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      <title>La mort de Roger Gicquel, à l’âge de 77 ans</title>
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      <pubDate>Sun, 7 Mar 2010 15:57:52 +0100</pubDate>
      <description>Revoir l’ouverture du journal télévisé du 18 février 1976, avec le fameux « La France a peur », suite à l'émotion provoquée par le meurtre du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry. Cette formule, qui a fait mouche, est d'ailleurs tronquée, car quelques instants plus tard il précisait : « Oui, la France a peur, oui, nous avons peur et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous combattions, je crois, parce qu’il débouche sur des envies folles de justice expéditive, de vengeances immédiates et directes. Et comme c’est difficile de ne pas céder à cette tentation quand on imagine la mort atroce de cet enfant... (...) »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Né le 22 février 1933 à Thiers-sur-Thève, dans l’Oise, Roger Gicquel commence sa carrière  professionnelle comme steward à la compagnie UTA avant de débuter comme journaliste au Parisien Libéré, en Normandie, en 1961. Dix ans plus tard, il devient consultant au service d'information de l'Unicef.&lt;br/&gt;    Après avoir créé la revue de presse sur France Inter (1968-1973), il devient grand reporter à partir de 1969. Nommé directeur de l'information à l'ORTF entre 1973 et 1974, Roger Gicquel devient présentateur du « 20 heures » de TFI, où il invente « un nouveau style, personnalisé, didactique, complice ».&lt;br/&gt;    En 1981, il abandonne le JT de TF 1 et entre à Europe 1 où il tient une chronique.&lt;br/&gt;    Puis il a l’idée de produire et d’animer une émission d’un nouveau genre où les « laissés pour compte » de la chanson trouvent un cadre où s’exprimer. Cette émission du nom de Vagabondages (on se souvient notamment d’une « spéciale » réalisée au Québec, chez Félix Leclerc...) durera jusqu’en 1987 sur TF 1, qu’il quitte au moment où la chaîne est privatisée.&lt;br/&gt;    De 1987 à 1994, il retourne à la radio, à France Inter, où il présente la revue de presse du week-end. Puis on le retrouve sur France 3-Ouest où il anime l’émission hebdomadaire En flânant jusqu’en 1997.&lt;br/&gt;    Chevalier de l'Ordre national du mérite, il est l'auteur d’une dizaine de livres.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Passionné par la chanson française, Roger Gicquel avait été, un temps, président du Centre de la Chanson Française&lt;br/&gt;    En 1981, comme tant d’autres personnalités de la radio et de la télévision, Roger Gicquel avait enregistré un 45 tours chez EMI, avec J’aurais tant voulu, texte dont il était l’auteur.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    J’aurais tant voulu prendre vos mains,&lt;br/&gt;    Mais j’avais peur qu’on me les retire,&lt;br/&gt;    Ou bien même, vous auriez pu dire,&lt;br/&gt;    Que vous connaissiez trop le refrain.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Vos yeux, je refusais de les voir,&lt;br/&gt;    J’avais peur d’y lire la surprise,&lt;br/&gt;    Un baiser souvent, quoi qu’on en dise,&lt;br/&gt;    Est moins engageant qu’un long regard.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Je cherchais des mots apprivoisés,&lt;br/&gt;    Vous auriez pu croire à un blasphème,&lt;br/&gt;    Si j’avais osé le « je vous aime »,&lt;br/&gt;    Qui, au fond de ma gorge, s’est noyé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Si j’avais voulu me montrer tendre,&lt;br/&gt;    Errer mes doigts le long de vos joues,&lt;br/&gt;    Trouver le creux chaud de votre cou,&lt;br/&gt;    Sans doute eussiez-vous pu vous méprendre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Maintenant que vous n’êtes plus là,&lt;br/&gt;    Enhardi au seuil de votre cou,&lt;br/&gt;    Je jette la nuit les mots d’amour,&lt;br/&gt;    Que vous n’auriez pas voulu de moi.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Mais demain j’aurai plus de courage,&lt;br/&gt;    Je prendrai vos mains et dans vos yeux,&lt;br/&gt;    Je chanterai le cri d’un aveu,&lt;br/&gt;    Et vous en laisserai, l’héritage.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Clodi Clodo, une chanson de Claude Nougaro qui remonte à l’enfance</title>
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      <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 02:45:44 +0100</pubDate>
      <description>&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Clodi Clodo est enregistrée par Claude Nougaro en 1980 sur l'album « Assez ! » (Barclay). Sur ce 30 cm, la chanson est créditée comme suit : « auteur : Claude Nougaro, compositeur : Marc Hemmeler. » Sur la réédition en CD (coffret « Grand Angle » paru en 1989), Clodi clodo est créditée « Claude Nougaro - Victor Meusy, arrangement Marc Hemmeler ».&lt;br/&gt;    En 2002, le groupe vocal Entre 2 caisses reprend cette chanson sur leur CD « Faute de grives... » Elle est créditée « Claude Nougaro - Victor Meusy, arrgts Pierre-Marc Hemmler ».&lt;br/&gt;    En 2005, c'est Françoise Kucheida qui jette son dévolu sur cette chanson de Nougaro. Arrangée par Eddy Schaff, elle en fait une sorte de complainte où domine l'accordéon. Sur le livret, Clodi Clodo est crédité « Claude Nougaro - Victor Meusy ».&lt;br/&gt;    Qu'en est-il exactement ?&lt;br/&gt;    La musique est effectivement de Victor Meusy, un musicien du temps du Chat Noir.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Il existe une chanson enfantine intitulée Les crapauds dont la musique est identique à celle de Clodi Clodo. Les paroles, elles, sont d'un certain Marc Legrand. Selon les enregistrements par des chorales s'y ajoute le nom de l'harmonisateur (Paul Arma sur certaines).&lt;br/&gt;    En disque, Les crapauds a été enregistrée par la Chorale Fédérale du Scoutisme Français en 1960 (sur un 30 cm Philips).&lt;br/&gt;    Françoise Kucheida se souvient bien de l'avoir chantée étant petite.&lt;br/&gt;    À l'origine, Clodi Clodo est donc une chanson « enfantine » écrite par Marc Legrand sur une musique de Victor Meusy.&lt;br/&gt;    Chanson entrée dans le répertoire des chansons enfantines, Claude Nougaro devait certainement la connaître puisqu'il écrit de nouvelles paroles sur la musique existante de Victor Meusy, Marc Hemmeler (ou Hemmler) se chargeant de l'arrangement « moderne » (le côté un peu plus jazz, même si l'accordéon — Richard Galliano — est conservé).    </description>
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      <title>Serge Sauvion, la voix française de Colombo, était aussi auteur et chanteur</title>
      <link>http://www.jechantemagazine.com/SITE_JE_CHANTE/VU-LU-ENTENDU/Entrees/2010/2/14_Serge_Sauvion,_la_voix_francaise_de_Colombo,_etait_aussi_auteur_et_chanteur.html</link>
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      <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 14:53:23 +0100</pubDate>
      <description>La voix française de l'inspecteur Colombo s'est tue samedi 13 février 2010. Essentiellement connu pour le doublage de Peter Falk, Serge Sauvion avait aussi tâté de la chanson. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    En 1967, sur une musique de Bob Sellers, Serge Sauvion signe les paroles d'une chanson de Georgette Lemaire, Pour avoir dit non (Philips). L'année suivante, Henri Salvador enregistre Si j'étais né en 1900, une chanson signée Serge Sauvion sur une musique de Gérard Gustin (Rigolo).&lt;br/&gt;    En 1969, chez Polydor, Serge Sauvion se lance dans la chanson en enregistrant quatre chansons mises en musique par Jacques Debronckart : Demain y'a ma maman qui vient, Chasse à l'homme, Je te demande pardon, Ils étaient quatre cavaliers. &lt;br/&gt;    En 1979, Annie Cordy met à son répertoire un très joli texte de Serge Sauvion, mis en musique par Gérard Gustin : Notre dernier automne (CBS).&lt;br/&gt;    Le site de la SACEM mentionne d’autres titres écrits par Serge Sauvion : Les magnets de Noël (compositeur : Mathias Camison), Sous la pluie (André Raulin), Tu es là et Un soir à Odessa, tous deux mis en musique par Gérard Gustin.&lt;br/&gt;    Né le 18 février 1929, Serge Sauvion a figuré au générique d'une cinquantaine de films ou téléfilms. Il est Charlie dans le film de Joël Séria Charlie et ses deux nénettes réalisé en 1973.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Discographie :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;• Georgette Lemaire : Pour avoir dit non (Serge Sauvion - Bob Sellers) : EP Philips 437 382 (1967)&lt;br/&gt;• Henri Salvador : Si jétais né en 1900 (Serge Sauvion - Gérard Gustin) : EP Rigolo RI 18 750 (1968)&lt;br/&gt;	•	Serge Sauvion : Demain y'a ma maman qui vient, Chasse à l'homme, Je te demande pardon, Ils étaient quatre cavaliers (Serge Sauvion - Jacques Debronckart) : EP Polydor (1969)&lt;br/&gt;	•	Serge Sauvion : Demain y'a ma maman qui vient, Chasse à l'homme : 45 tours Polydor 66 709 (1969)&lt;br/&gt;	•	Annie Cordy : Notre dernier automne (Serge Sauvion - Gérrad Gustin) : 45 tours CBS 7756 (1979)</description>
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      <itunes:subtitle>La voix française de l'inspecteur Colombo s'est tue samedi 13 février 2010. Essentiellement connu pour le doublage de Peter Falk, Serge Sauvion avait aussi tâté de la chanson. &#13;&#13;    En 1967, sur une musique de Bob Sellers, Serg</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>La voix française de l'inspecteur Colombo s'est tue samedi 13 février 2010. Essentiellement connu pour le doublage de Peter Falk, Serge Sauvion avait aussi tâté de la chanson. &#13;&#13;    En 1967, sur une musique de Bob Sellers, Serge Sauvion signe les paroles d'une chanson de Georgette Lemaire, Pour avoir dit non (Philips). L'année suivante, Henri Salvador enregistre Si j'étais né en 1900, une chanson signée Serge Sauvion sur une musique de Gérard Gustin (Rigolo).&#13;    En 1969, chez Polydor, Serge Sauvion se lance dans la chanson en enregistrant quatre chansons mises en musique par Jacques Debronckart : Demain y'a ma maman qui vient, Chasse à l'homme, Je te demande pardon, Ils étaient quatre cavaliers. &#13;    En 1979, Annie Cordy met à son répertoire un très joli texte de Serge Sauvion, mis en musique par Gérard Gustin : Notre dernier automne (CBS).&#13;    Le site de la SACEM mentionne d’autres titres écrits par Serge Sauvion : Les magnets de Noël (compositeur : Mathias Camison), Sous la pluie (André Raulin), Tu es là et Un soir à Odessa, tous deux mis en musique par Gérard Gustin.&#13;    Né le 18 février 1929, Serge Sauvion a figuré au générique d'une cinquantaine de films ou téléfilms. Il est Charlie dans le film de Joël Séria Charlie et ses deux nénettes réalisé en 1973.&#13;&#13;Discographie :&#13;&#13;• Georgette Lemaire : Pour avoir dit non (Serge Sauvion - Bob Sellers) : EP Philips 437 382 (1967)&#13;• Henri Salvador : Si jétais né en 1900 (Serge Sauvion - Gérard Gustin) : EP Rigolo RI 18 750 (1968)&#13;	•	Serge Sauvion : Demain y'a ma maman qui vient, Chasse à l'homme, Je te demande pardon, Ils étaient quatre cavaliers (Serge Sauvion - Jacques Debronckart) : EP Polydor (1969)&#13;	•	Serge Sauvion : Demain y'a ma maman qui vient, Chasse à l'homme : 45 tours Polydor 66 709 (1969)&#13;	•	Annie Cordy : Notre dernier automne (Serge Sauvion - Gérrad Gustin) : 45 tours CBS 7756 (1979)</itunes:summary>
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      <title>L’intégrale de Sarcloret en 12 CD : tout Sarclo, de Jésus-Christ à nos jours !</title>
      <link>http://www.jechantemagazine.com/SITE_JE_CHANTE/VU-LU-ENTENDU/Entrees/2010/1/25_Lintegrale_de_Sarcloret_en_12_CD___tout_Sarclo,_de_Jesus-Christ_a_nos_jours_%21.html</link>
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      <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 22:59:22 +0100</pubDate>
      <description>Le dernier disque s'appelait « À tombeau ouvert (chansons posthumes vol 1) » ; il fut suivi d'une « tournée posthume » ! et voilà : « Un enterrement de 1ère classe ; intégralement vôtre et plus si affinité », un coffret inespéré ! Du pur Sarclo, quoi ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Ça fait 35 ans et plus (en 1976, il chantait déjà devant Beaubourg, où sévissait aussi un certain Aguigui Mouna) que le chanteur helvète suit son bonhomme de chemin, à l'écart des lumières artificielles du showbiz ; du coup les mass médiocres ne parlent pas de lui ; le folksinger suisse romand n'en a rien à cirer car il a un autre boulot (architecte en free-lance) qui lui permet de mettre du beurre dans les épinards quand la chanson ne nourrit pas son homme et donc de garder son nez propre ! &lt;br/&gt;    Sarcloret a conçu cet objet en suivant une logique d'artisan ; comme on ne trouvait plus la plupart de ses disques, il a voulu tout sauver. Et pour nous faire profiter de la place qu'il y a sur un CD, il a écouté toutes ses archives et sélectionné ce qu'il a trouvé de vivant pour le mettre en bonus ; voilà donc un coffret de 12 CD bourrés jusqu'à la gueule : « Les 134 chansons plus des brouillons, des raccommodages, du live et des baratins » ; en tout, 258 titres plus un livret de 60 pages avec textes et albums commentés par l'artiste. &lt;br/&gt;    C'est un peu « ma vie, mon oeuvre », soit plus de 12 heures de route pour seulement 60 euros ! Ça fait du 5 euros de l'heure ; c'est pas cher, mon cousin ! Manque juste le LP de 1983 chez Polydor, sans doute à cause de questions de droits à la con, tous les autres disques étant des autoproductions (label Côte du Rhône, tout un programme !). &lt;br/&gt;    De toute façon, les titres du 33 tours Polydor sont repris ailleurs car c'est la spécialité de Sarclo : reprendre de disque en disque un certain nombre de ses chansons; comme il le dit si bien, il leur cherche sans cesse de beaux habits, « adorant donner à ses chansons la possibilité d'exister de plusieurs façons ». Par exemple, les disques 3 et 4 sont enregistrés avec groupe et orchestrations. Sarclo dit du disque 4 que c'est son « disque funk de sous-préfecture », et s'il reconnaît lui-même que l'accompagnement à 2 guitares permet aux chansons de respirer. Il ajoute aussi : « Acoustique ou électrique, on s'en fout, l'important, c'est qu'il y ait quelque chose qui passe ! » Du coup, sa discographie c'est un peu la jungle. Prenons au hasard : Déconner, déconner, déconner. Ce titre est sur le CD 1 et 2 fois sur le CD 3 ; Encore une fille qui passe est 2 fois sur le CD 3 et une fois sur le CD 11 ; Furieuse et belle, 2 fois sur le CD 7 puis sur le CD 10 et sur le CD 11...&lt;br/&gt;    Dès son premier disque en 1981 (« Les plus grands succès de Sarcloret »), il annonce la couleur de manière quelque peu visionnaire puisque la galette comporte quelques-uns de ses « tubes » : Mon amour a perdu son chapeau, Comparaison (n'est pas raison), Le stratagème, ...régulièrement repris tant sur scène que sur disques. Sarclo regarde l'humaine condition sans complaisance ; il est mordant, direct et sans détour, mais toujours drôle, cocasse et totalement sincère ; « Des tendresses et des cochoncetés », titre de son 11ème disque, définit parfaitement le griot helvète, maître es insanités et adepte du pipi caca-nichons-cabinets. Les titres de ses chansons sont très symptomatiques de sa façon très personnelle d'écrire : Les dames de gauche tricotent, L'amour est un commerce, mais la décharge est municipale, J'ai bien connu les filles comme vous, On n'est pas assez beau pour les filles qui sont belles, Le pédophile de Kreuzlingen, Pauv' naze de riche...&lt;br/&gt;    Voilà, il y aurait encore tellement à dire de ce coffret. Une chose est certaine, Sarcloret est un vrai songwriter et on se dit qu'il est juste dommage que les p'tites chansons de ce Dylan suisse ne puissent pas atteindre un public beaucoup plus large ! Si après ça vous n'allez pas immédiatement sur son site...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; Francis Couvreux&lt;br/&gt;• &lt;a href=&quot;http://www.sarclo.com/&quot;&gt;www.sarclo.com&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Serge Reggiani en vidéo : 7 heures d’images inédites !</title>
      <link>http://www.jechantemagazine.com/SITE_JE_CHANTE/VU-LU-ENTENDU/Entrees/2010/1/24_Serge_Reggiani_en_video___7_heures_dimages_inedites_%21.html</link>
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      <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 14:11:56 +0100</pubDate>
      <description>Réalisé par Françoise Canetti et Fabienne Nourbat, le coffret « Reggiani : ses chansons, côté scène, côté cœur » est une somme audiovisuelle en hommage à Serge Reggiani. Pas moins de quatre « rondelles » pour faire le tour de l’immense chanteur-acteur.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    La première est un CD, une compilation de 28 chansons enregistrées en public entre 1969 et 1976, issues des archives de Radio-Canada (dates et noms d’émissions sont précisés sur le livret). On y retrouve toutes ses grandes chansons du moment dues à ses auteurs de prédilection (Vian, Moustaki, Dabadie, Jean-Max Rivière, Serge Gainsbourg....). Et, en bonus, trois documents : une « lettre » de Serge Reggiani à Romy Schneider (2003) et deux extraits des Radioscopie de Jacques Chancel : une interview d’Henri-Georges Clouzot à propos de son film inachevé, L’Enfer (1968) et de Romy Schneider (1970).&lt;br/&gt;    Le premier DVD nous donne à voir ou à revoir Serge Reggiani en scène, à la télévision (entre 1964 et 1985) ou à Bobino, en 1969. Son tour de chant à Bobino (18 chansons), diffusé dans l’émission Samedi et Compagnie le 8 février 1969, est précédé d’une longue interview dans sa loge, où il évoque son arrivée en France à l’âge de huit ans et demi, « un premier novembre, sous la pluie », ses débuts au cabaret d’Agnès Capri sous l’Occupation, avec des poèmes de Baudelaire, les auteurs de ses chansons (« des gens qui parlent des choses comme elles sont »)... « Je vis surtout dans la vie et j’essaie de retraduire et de raconter aux gens les choses de la vie, bien ou mal... En tout cas, j’essaie. »  Quelques gros plans sur les « représentants du Tout-Paris » (on ne disait pas « people » à l’époque) : Michel Piccoli, Isabelle Aubret, Pierre Barouh, René Clair, Jean Marais... Puis les trois coups sont donnés et le spectacle commence sur le thème musical de Ma liberté... À la sortie de scène, dans les coulisses, Reggiani est interviewé par un journaliste — quelque peu envahissant — de France Inter, et l’on aperçoit Christine Sèvres — également à l’affiche, avec les Francs Garçons —, venue lui offrir du muguet, et aussi Félix Vitry, le patron de Bobino...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Les autres vidéos de ce DVD proviennent de diverses émissions du service public d’alors : Caméra 3, Télé Dimanche (en avril 1970, il y chante pour la première fois des titres de son nouvel album comme Gabrielle, Ballade pour un traître, Un siècle après ; l’année suivante, il y crée Édith, Ma fille...), Dim Dam Dom (Maxim’s, de Gainsbourg, en play-back, en janvier 1968), Musicolor, La Joie de Vivre, Ce que Paris chante (Le Déserteur), Numéro 1, La Nuit des Césars, Champs-Élysées... Et quelques extraits du Bobino 1968. De grands moments en noir et blanc ou en couleur où Reggiani, au meilleur de sa voix, est accompagné par une petite formation ou un grand orchestre.&lt;br/&gt;    Plus axé sur le théâtre, le deuxième DVD nous propose treize reportages réalisés entre 1957 à 1969. Reggiani y parle de son métier de comédien et aussi de sa nouvelle aventure dans la chanson. Grand Prix du Disque en 1967, il rappelle les circonstances de son « entrée en chanson » (il remplace au pied levé un chanteur dans une pièce, Jacques Canetti entend sa prestation et lui propose illico d’enregistrer des chansons de Boris Vian). « J’ai pensé qu’à mon âge, il serait bon de commencer quelque chose de nouveau qui est tout aussi passionnant que le théâtre et le cinéma... » Dans une autre émission, il déclare : « Maintenant que j’ai ce Prix, il va falloir que je le mérite ! » En janvier 1968, il se livre à Denise Glaser pour évoquer sa « légende » et son goût du music-hall... (« Je suis au début de ma vie »). À Strasbourg, la même année, on le retrouve sur un plateau télé aux côtés d’Anne Sylvestre (dont il chantera La Maumariée), et dans sa loge de Bobino, en février 1969.&lt;br/&gt;    La deuxième partie de ce DVD est consacrée à Romy Schneider, avec un « clip » réalisé à partir des rushes du film inachevé de Clouzot, L’Enfer, où elle avait comme partenaire Serge Reggiani. Hommage à Romy Schneider, donc (un film de Madeleine Olive, 38 minutes), avec de nombreux reportages réalisés entre 1955 à 1981, et des témoignages de proches (Jean-Loup Dabadie, Claude Sautet, Yves Montand, Costa-Gavras). La carrière au cinéma de Romy est aussi évoquée avec des reportages (Delon parle du tournage de La Piscine), des extraits de films et d’émissions de télévision (Drucker).&lt;br/&gt;    Le troisième DVD est davantage axé sur le cinéma, mais la chanson y est toujours présente, Serge y racontant son étonnant parcours (comédien réputé pour porter la « scoumoune » aux films dans lequels il joue, puis interprète de chansons sur le tard). Nouveaux extraits d’émissions de télévision : À bout portant (1970), Aujourd’hui Madame (1971, chez lui à Paris), D’hier et d’aujourd’hui (1974)... À la sortie d’un de ses concerts, un spectateur le définit comme « chanteur centre gauche, JJSS » ; une femme dit de lui : « Je trouve vraiment qu’il représente l’homme de 40 ans d’une façon extraordinaire et c’est très agréable pour les femmes de le voir, de l’entendre... Je suis emballée ! » En juin 1976, dans Fenêtre sur Albert Vidalie, Reggiani rappelle la naissance de Les loups sont entrés dans Paris, une chanson écrite en une nuit par Vidalie, après une soirée passée au Flore... Au JT d’Antenne 2, en 1977, il parle des thèmes de ses chansons, de l’engagement, du temps du passe, thème récurrent dans son répertoire... Invité du JT midi d’Antenne 2, le 20 octobre 1984, aux côtés de Pierre Vassiliu, Serge Reggiani pousse un violent et inattendu... coup de gueule contre les responsables politiques, « sans exception aucune » : « Ils font joujou avec la vie des gens ! »&lt;br/&gt;    Pour clore ce coffret exceptionnel — 7 heures d’images inédites —, « Sergio » s’adresse à son épouse, Noëlle Adam-Reggiani, avec une tendre et émouvante « lettre » extraite du livre Dernier courrier avant la nuit (éditions de l’Archipel, 2003).&lt;br/&gt;    R. B.    &lt;br/&gt;    • Disques Canetti.&lt;br/&gt;    • Site : &lt;a href=&quot;http://www.jacques-canetti.com/&quot;&gt;www.jacques-canetti.com&lt;/a&gt;</description>
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      <title>Les mémoires de Jean-Jacques Debout</title>
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      <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 14:10:32 +0100</pubDate>
      <description>Début&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Gainsbourg (vie héroïque) : un numéro spécial de Casemate</title>
      <link>http://www.jechantemagazine.com/SITE_JE_CHANTE/VU-LU-ENTENDU/Entrees/2010/1/24_Gainsbourg_%28vie_heroique%29___un_numero_special_de_Casemate.html</link>
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      <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 01:16:34 +0100</pubDate>
      <description>Magazine spécialisé dans la bande dessinée (« Chaque mois, l’esprit BD »), Casemate avait, au printemps 2008, attiré l’attention des amateurs de chanson avec un dossier sur Mai 68 : couverture et dessins de Tardi, interviews de Dominique Grange et du même Tardi.&lt;br/&gt;    Aujourd’hui, pour accompagner la sortie du film Gainsbourg (vie héroïque), le magazine se transforme en Casemate Ciné et publie un hors-série entièrement consacré au film de Joann Sfar. 96 pages de photos du tournage ou de plateau (signées Jérôme Brézillon), des dessins (de Sfar ou de Mathieu Sapin) et surtout 21 interviews ! &lt;br/&gt;    Interviews des acteurs (Éric Elmosnino, Anna Mouglalis, Laetitia Casta, Mylène Jampanoï, Sara Forestier, Yolande Moreau, Deborah Grall...) et des personnages réels (Juliette Gréco, Brigitte Bardot, Bambou et Élisabeth Lévitzky, qui fut la première épouse de Gainsbourg)... Et aussi de la costumière, du maquilleur, du chef-opérateur...&lt;br/&gt;    Biographe de Gainsbourg, Gilles Verlant intervient de temps en temps pour rétablir les faits.&lt;br/&gt;    Un excellent numéro, sorte de « making of » sur papier d’un très beau film.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	•	&lt;a href=&quot;http://casemate.fr/&quot;&gt;http://casemate.fr&lt;/a&gt;</description>
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      <title>Les lendemains qui saignent : le nouveau disque de Dominique Grange</title>
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      <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 00:54:52 +0100</pubDate>
      <description>Après un premier 45 tours en 1963, Dominique Grange commence une carrière de chanteuse. Mai 68 vient tout chambouler : elle décroche alors de tout ce qu’elle faisait jusque là pour militer au sein de la gauche prolétarienne, un engagement radical auquel elle va rester fidèle (cf. la longue interview dans Je chante n° 3 spécial 68). Devenue chanteuse « engagée à perpétuité », elle ne réenregistrera qu’au début des années 80. &lt;br/&gt;    En 2008 paraît le livre-disque N’effacez pas nos traces, 1968-2008, chansons de Dominique Grange mises en images par Tardi. dans le même esprit voilà Des lendemains qui saignent, projet collectif qui rend hommage aux combattants de la Grande Guerre : Dominique Grange mélange chansons d’époque et compos personnelles. Elles sont illustrées par des dessins originaux de Tardi (son compagnon depuis 30 ans) et replacées dans leur contexte par l’historien Jean-Pierre Verney. &lt;br/&gt;    Un beau livre-CD qui comporte aussi des photos de la Grande Guerre prises par Pierre-Elisée Grange, le grand-père de Dominique, médecin et photographe amateur. On comprend que tout ce qui concerne la vie des poilus intéresse Dominique Grange, la touche et la révolte. Elle signe trois chansons : Petits morts du mois d’août, qui évoque les premières grandes vagues de mort d’août 14, Le ravin des enfants perdus, chanson inspirée par le village martyr de Vauquois dans la forêt d’Argonne, et Laisse-moi passer, sentinelle !, qui raconte l’histoire d’une jeune femme enceinte qui remonte les lignes pour retrouver son mari et découvre qu’il va être fusillé pour l’exemple, pour avoir refusé de monter à l’assaut...&lt;br/&gt;    Pour les chansons d’époque, Dominique Grange a sélectionné des chansons à contenu politique ou militant. Bien sûr, l’emblématique Chanson de Craonne, chanson de révolte qu’un ou plusieurs anonymes écrivirent vers 1917 sur un air de valse populaire composé par Charles Sablon en 1911, mais aussi La grève des mères (1905) et La butte rouge (1923) de Montéhus, un des chantres du combat social de l’époque, ou Fraternité de Sébastien Faure (années 1900), sorte d’appel à un monde nouveau de cet anarchiste issu d’une famille de la haute bourgeoisie catholique. Citons aussi la première version du Déserteur de Boris Vian (1954) avec une fin beaucoup plus résistante que celle de la version qu’on connaît :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    « Si vous me poursuivez&lt;br/&gt;    Prévenez vos gendarmes&lt;br/&gt;    Que je tiendrai une arme&lt;br/&gt;    Et que je sais tirer »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Soyons honnêtes, Dominique Grange n’est pas une grande chanteuse; la justesse est parfois approximative (cf. sa version de Tu n’en reviendras pas d’Aragon-Ferré, loin de celle de Ferré ou d’Ogeret) mais, bien soutenue par Philippe Mira (piano), Nathanaël Malnoury (contrebasse), Benoist Raffin (batterie, percussions) et Olivier Manoury (bandonéon), elle sait nous faire partager ses convictions et ses émotions dans l’interprétation de ces chansons poignantes. Tardi et Verney « éclairent et prolongent les chansons enregistrées » (Lucien Séroux, préface). Outre ses dessins, Tardi dit entre les chansons des textes incisifs extraits de son album Putain de guerre ! (journal idéal d’un fantassin français), sur fonds de musiques improvisées.&lt;br/&gt;    Un livre-CD indispensable, of course !&lt;br/&gt;Francis Couvreux&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;• Des lendemains qui saignent. Chansons : Dominique Grange. Dessins : Tardi. Textes : Jean-Pierre Verney. Livre-disque Casterman, 2009.&lt;br/&gt;	•	Disponible aussi en simple CD (Juste une Trace / AMOC).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>« J’aurais pu virer malhonnête », un livre sur la jeunesse tumultueuse de Georges Brassens</title>
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      <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 00:53:35 +0100</pubDate>
      <description>Début</description>
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