Lu et entendu
(dans la presse, dans les livres, à la radio, à la télévision, dans la rue...)
 
« La culture générale n’est pas rétro »
Je me défends d'avoir enregistré un album rétro. Il est le produit de mon histoire, de ma culture, sans nostalgie. Aux États-Unis, nous grandissons avec la musique des années 60, qui continue d'être diffusée à la radio. En France, vous êtes obligé d'écouter Radio Nostalgie pour entendre des morceaux anciens, mais chez nous, ce titres ne sont pas séquestrés dans le passé. Le blues, la vieille country sont même diffusés dans les discothèques. Les Doors, Jefferson Airplane, Mamas and Papas, Donovan, Dylan comptent parmi mes influences. Aux États-Unis, ces musiciens appartiennent à la culture générale.
Brisa Roché
chanteuse californienne installée à Paris
À nous Paris, 10 décembre 2007

« Quand je n'ai pas le temps de chercher, je trouve  ! » 
Quand on est pressé, tout vient très vite, on est encore sous l'effet immédiat du film. À l'inverse, quand on a du temps, on réfléchit, on cérébralise, on trouve ses premières idées trop évidentes, trop instinctives. On essaye de les améliorer et, finalement, on les déforme. Au bout du compte, on se noie dans son propre bain. Pour ma part, quand je n'ai pas le temps de chercher, je trouve  !
Michel Legrand
Interview sur le livret du longbox 
« Le meilleur de Michel Legrand »,Universal 2000.


« Du rétro... »
Le rétro, ça ne marche pas à tous les coups... Il faut que ça soit en phase avec notre époque.
Dany Brillant
Platine n° 142, juillet-août 2007


« La musique avant tout... »
« Les Anglais et les Américains sont quand même plus musiciens. On est enfermé dans nos cérébralités. On met la musique au service du texte, on se fout de la musique. Moi, mon principe de base est que le texte doit être strictement au service de la musique. La preuve est qu’on est ravi, envoûté par beaucoup de chansons anglaises ou américaines dont on ne comprend absolument pas le texte. Vous pouvez avoir le plus beau texte sur une musique médiocre, ça ne m’intéressera pas. À l’inverse, vous pouvez avoir un texte quelconque sur une très jolie musique, ça m’intéresse. »
Françoise Hardy
La Figaro
25 novembre 2006

« Du racontage »
« Entendre quelqu’un dire qu’une nouvelle brosse à dent est dans son verre ne m’intéresse pas du tout. Les Delerm, Bénabar et compagnie, c’est insupportable pour moi. C’est du racontage. Moi, j’ai besoin d’être transporté, d’être dépaysé. »
Hugo (*)
Virgin ! (hebdo gratuit)
16 novembre 2005

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(*) Chanteur dont le nouvel album s’intitule « La nuit des balançoires » .

« Chanson de mœurs »
« (...) On se souvient, mais on ne s’engage plus. On critique mais on se révolte moins. Comme si le rap avait fini par priver la chanson de toutes velléités sociales et contestataires... La tendance est à la complaisance et à la rime convenue. Sauf qu’à force de voir nos vies décortiquées par d’autres que nous, on risque de trouver l’avenir bien fade. Quitte à se lasser des artistes qui ne savent parler que d’eux. Certains, comme Vincent Delerm, nous amusent lorsqu’il s’intéresse à la belle-famille (Tes parents) ou à un plan de table (Anita Pettersen). Mais devrons-nous partager les états d’âme de ces compositeurs jusqu’à ce que mort s’en suive ? Par chance, la chanson de mœurs n’est pas l’apanage de toute la scène française. (...) »
A. L.
Chanson française : Il est pas beau, mon nombril ?
Epok, n° 14, du 2 au 8 décembre 2005

« On a besoin d’artistes audacieux et indépendants »
« À notre époque, contester, c’est être capable de proposer artistiquement quelque chose qui ne correspond pas aux formats que les radios veulent nous imposer. On a besoin d’artistes audacieux et indépendants. Une tendance qui n’est liée à aucun style, mais à la personnalité même des gens. »
Vincent Frèrebeau
Directeur du label Tôt ou Tard
Epok, n° 14, du 2 au 8 décembre 2005

« À la minute près... »
« Dans les années 70, les sondages qualitatifs étaient souvent préférés aux chiffres bruts. Aujourd’hui, on mesure l’audience à la minute près. Tout ce qui est jugé moins accrocheur peut être supprimé. les chaînes jouent de plus en plus sur les instincts humains les plus bas. »
Jean Mauduit
20 Minutes, 2 novembre 2005


« Élever la conscience... »
« Une chanson doit parvenir à élever d’au moins deux millimètres la conscience de l’auditeur. C’est un devoir. »
Allain Leprest
Virgin ! (hebdo gratuit)
30 novembre 2005


« Une bonne chanson... »
« Une bonne chanson reflète un univers très personnel tout en parlant à tout le monde. »
Paul Anka
Le Parisien, 9 décembre 2005



« Jeunes et seniors... »
« Les hommes politiques s’octroient le droit de travailler jusqu’à 75-80 ans, mais n’ont que le mot “jeune” à la bouche. Si vous avez plus de 55 ans, la société ne vous reconnaît pas. On n’accepte les seniors que s’ils consomment et s’ils meurent vite et bien, si possible de manière esthétique. »
Joël de Rosnay
20 Minutes, 13 janvier 2006



« Audience... »
« Ne jamais vouloir déranger ses lecteurs relève du mépris. (...) La recherche de l’audience à tout prix mène au conformisme. »
Edwy Plenel
20 Minutes, 16 janvier 2006



« Le format et la marge... »
« Des gens comme Carla Bruni, Vincent Delermn M ou Sanseverino ont fait des salles combles et ont vendu des milliers de disques par le bouche-à-oreille, avant d’arriver pour certains sur les ondes. Ils ont pris une autre route. Tout cela me rend très optimiste parce que je suis convaincu que plus on retrécit le format, plus on fait grandir la marge. »
Maxime Le Forestier
Né quelque part
Conversations avec Sophie Delassein
Hachette Littératures, 2005