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    <title>Notre expédition à travers le pays...</title>
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      <title>Chroniques parues dans le numéro 22 Rééditions</title>
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      <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 19:17:41 +0200</pubDate>
      <description>La collection Millésimes&lt;br/&gt;Lancée en 1995 par Gérard Meys (voir JC n° 18), la collection Millésimes vient de s'enrichir de quatre nouvelles références.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pia Colombo&lt;br/&gt;Il était une fois dans l'Est&lt;br/&gt;(CD MEY 74 473-2)&lt;br/&gt;Il y a trois ans, les amateurs de Pia Colombo ont pu réécouter ses enregistrements Philips (1959-1962), à travers une compilation de la collection Master série (Polygram). Voici qu'aujourd'hui Gérard Meys réédite l'intégralité des titres enregistrés en 1974 et 1975.&lt;br/&gt;Disparue il y a bientôt douze ans, Pia Colombo interprète ici essentiellement des chansons de Maurice Fanon mais également trois titres signés Annick Dubray et René Méchin (le duo Anne et Gilles), notamment le très beau Amsterdam-Rotterdam et l'inédit Écoute.&lt;br/&gt;Pia demeure une extraordinaire interprète à la voix bouleversante et retenue, qu'elle chante des chansons d'amour (La maison devant la mer, Les bonshommes, S'il te plaît), de révolte (Les blés) ou des « hymnes politiques », comme Il était une fois dans l'Est ou Le Che. Paru uniquement en 45 tours en 1974, Les communistes reste un émouvant hommage aux militants communistes... Excellents arrangements d'Alain Goraguer.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Claude Darnal&lt;br/&gt;Le tour du monde&lt;br/&gt;(CD MEY 74 475-2)&lt;br/&gt;Tiens ! revoilà Darnal avec la réédition d'un 30 cm enregistré chez Meys en 1980, douze chansons, essentiellement des reprises de ses succès (Le tour du monde, Cornouaille, Dites-moi m'sieur, Le soudard, Toi qui disais...). Plus un inédit (Tra la la). On reparlera de Darnal.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Félix Leclerc&lt;br/&gt;Le p'tit bonheur&lt;br/&gt;(CD MEY 74 476-2)&lt;br/&gt;Mort le 8/8/88, Félix Leclerc va être célébré cette année, au Québec et en France, dans le cadre de l'opération « Je me souviens ! 10 ans déjà ! ». Le voici avec seize chansons enregistrées en 1976, nouvelles versions de ses succès, accompagné par l'orchestre de François Dompierre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Georges Chelon&lt;br/&gt;Ouvrez les portes de la vie&lt;br/&gt;(CD MEY 74 474-2)&lt;br/&gt;Chelon regrettait récemment (voir JC n° 21) que son 30 cm « Ouvrez les portes de la vie » ne soit pas réédité. C'est aujourd'hui chose faite. La plupart des dix chansons de cet album paru en 1973 reflètent les préoccupations de l'époque (Les grands ensembles, Et l'on vivait). D'autres sont plus intemporelles, comme Quand tu me serres dans tes bras (très jolie valse chantée en duo) ou Une dame de grande ville.&lt;br/&gt;R. B.&lt;br/&gt;• Distribution Sony.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mouloudji&lt;br/&gt;Coffret 3 CD&lt;br/&gt;Mouloudji à travers 62 chansons extraites des catalogues de plusieurs maisons de disques (Philips, Vogue, AZ, Déesse), étalées sur une vingtaine d’années et présentées par thèmes. Sous le titre « Chansons éternelles », le premier CD regroupe les principaux succès de « Moulou » dans les années 50 : Un jour tu verras, Comme un p’tit coqu’licot, La complainte des infidèles, La complainte de la Butte, Mon pote le gitan, Si tu t’imagines, Le galérien, On m’a donné une âme ou Le déserteur, dont les remous suscitèrent On m’a dit (1957), chanson-réponse... &lt;br/&gt;Le second (« Portrait ») rassemble les chansons ironiques et rythmées, souvent mises en musique par Cris Carol, qui renouvelèrent le répertoire de Mouloudji dans les années 70 (Autoportrait, Comme le dit ma concierge, Tout fout l’camp, Le Vase de Soissons). &lt;br/&gt;Les chansons du 3ème CD (« Souvenirs ») baignent souvent dans l’atmosphère du Paris populaire d’antan. Classiques comme Rue de Lappe et Le p’tit bal du samedi soir, Z’yeux bleus et Le mal de Paris mais aussi plus récentes (années 70) comme Est-ce la Grange-aux-Belles ? (un tango signé Gaby Verlor), Les merveilleux dimanches, ou encore Le Chasseur français, trois magnifiques chansons méconnues.&lt;br/&gt;• Coffret Sélection 3124/1-3.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean Ferrat&lt;br/&gt;Coffret 5 CD&lt;br/&gt;En 1972, après un dernier 45 tours (Mon palais), Jean Ferrat ne renouvellera pas son contrat avec les disques Barclay. Avec Gérard Meys, il fonde son propre label (Temey) sur lequel, pour conserver la propriété de ses œuvres, il entreprend de réenregistrer toutes ses chansons, dans des arrangements, la plupart du temps, fidèles aux versions originales... Vaste programme étalé sur deux ans, avec la complicité de son orchestrateur Alain Goraguer. Ce sont 102 de ces chansons, qui couvrent les années 1963-1971, que Patrick Campistron et Alain Granat ont rassemblées sur ce coffret. Un regard politique et fraternel sur les années 60 (La montagne, Quatre cent enfants noirs, Camarade, Ma France, Au printemps de quoi rêvais-tu ?, Dix-sept ans...) et sur l’histoire (La Commune, Potemkine, Maria, Nuit et brouillard). Et beaucoup de chansons à redécouvrir (Berceuse, D’où que vienne l’accordéon, Restera-t-il un chant d’oiseau...). Livret biographique de 36 pages.&lt;br/&gt;• Coffret Sélection 3011/1-5.&lt;br/&gt;R. B.&lt;br/&gt;Coffrets disponibles :&lt;br/&gt;- par correspondance à Sélection du Reader's Digest, 78905 Yvelines Cedex 09.&lt;br/&gt;- par téléphone au 01-46-74-85-85.&lt;br/&gt;- à la librairie Sélection : 212, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Anthologie&lt;br/&gt;Les Rois du Slow-biz : 30 ans de Saravah&lt;br/&gt;Corrigeons une idée fausse largement répandue et répétée : ce n'est pas avec les royalties du film à succès Un homme et une femme que Pierre Barouh a créé les éditions Saravah mais juste avant, afin, précisément, d'éditer les musiques de ce film, Palme d'or du festival de Cannes 1966. &lt;br/&gt;Quant au premier disque édité sur le label Saravah, il s'agit de la BOF 13 jours en France, encore un Lelouch, film sur les JO d'hiver de Grenoble (sorti le 3 juillet 1968), rapidement suivi du 30 cm de Brigitte Fontaine... &lt;br/&gt;En 1992 (JC n° 8), Pierre Barouh estimait à 250 le nombre de disques produits par Saravah. L'anniversaire du label intervient au moment où on peut parler d'un second âge Saravah. &lt;br/&gt;Sur cette compilation un peu courte (on aurait aimé un double CD), Barouh mêle « vétérans » (Higelin, Caussimon, Fontaine, McNeil) et « débutants » (Fred Poulet, Françoise Kucheida, Bïa, Gérard Ansaloni, les Silver d'Argent) mais aussi Barney Wilen (Zonzibar, 1972), Pierre Akendengue et Jack Treese, et des individualités comme Maurane, Allain Leprest ou Pierre Louki.&lt;br/&gt;• CD Saravah / Média 7 SHL 2985.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Charles Trenet&lt;br/&gt;Intégrale vol. 4&lt;br/&gt;Sous l'Occupation, remarque Daniel Nevers, Charles Trenet écrivit beaucoup de chansons « que, curieusement, on ne rattache pas à cette période, mais à la suivante. C'est que seuls alors quelques mortels eurent la chance de les entendre, glissées furtivement, comme à la sauvette, entre deux &amp;quot;tubes&amp;quot; de l'heure, lors d'un récital donné à l'ABC ou au Bœuf sur le Toit. » Ce double CD rassemble 35 titres enregistrés entre 1941 et 1943, par Charles Trenet mais aussi par d'autres artistes : Tino Rossi (Quand tu reverras ton village), Henry Jossy (La marche des jeunes), Roland Gerbeau (créateur de Que reste-t-il de nos amours ?), Les Chanterelles (Verlaine). Outre des prises alternatives, cette compilation permet de retrouver les huit faces, rarissimes, enregistrées par Charles Trenet à Bruxelles, en mai 1942, sur le label Rythme, et pour la première fois toutes réditées (Ma rivière, La poule zazou...). Autres raretés : un long extrait (15'30 !) de la bande originale du film Romance de Paris (sept chansons dans leur intégralité), un autre, plus court de La cavalcade des heures (avec Débit de l'eau, débit de lait et Que reste-t-il de nos amours ?), Ménilmontant par Ray Ventura (enregistrement argentin), et deux medleys au piano-swing par Charles Louis et Michel Ramos. Livret de 40 pages.&lt;br/&gt;• 2 CD Frémeaux &amp;amp; Associés, distrib. Night &amp;amp; Day FA 084.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chansons de poètes&lt;br/&gt;Aragon&lt;br/&gt;Dans la nouvelle collection Chansons de poètes, EPM propose une compilation « multi-artistes » consacrée à Louis Aragon dont on fête (avec peu d’éclat, faut l’avouer) le centenaire de la naissance. Quatre interprètes se partagent les 23 chansons de ce disque. Marc Ogeret est présent ici avec des chansons de son disque EPM de 1992 (classiques, comme J’entends, j’entends, et nouveaux textes mis en musique par Marc Robine : Second intermède ou Enfer-les-mines). Les titres de Monique Morelli proviennent essentiellement de son album Canetti de 1965 (On fait l’homme, Paris 42, Les mains d’Elsa, Maintenant que la jeunesse : musique de Lino Leonardi). Ceux de Francesca Solleville sont issus de son album BAM de 1971 (Ainsi Prague, Que serais-je sans toi ?) à l’exception de 2 titres extraits de son tout premier 45 tours BAM de 1959 (rareté !) sur lesquels on sent l’influence du chant lyrique (Un homme passe sous le fenêtre et chante et La rose du premier de l’an). Dans les années 70, Hélène Martin a consacré plusieurs albums aux poètes et à Aragon en particulier. On en retrouve quelques chansons : Je chante pour passer le temps, Oh ! la guitare, Il n’y a pas d’amour heureux, Les poètes, Le feu, Qu’y pouvons-nous ?&lt;br/&gt;• Anthologie de la chanson française, vol. 21. CD EPM 984 262.&lt;br/&gt;R. B.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Catherine Sauvage&lt;br/&gt;Chante les poètes&lt;br/&gt;On les attendait depuis des années ! Les voici, enfin, ces enregistrements de Catherine Sauvage jamais réédités depuis leur sortie dans les années 50 ou 60. Et quelle compilation : un double CD plein comme une valise, soit 57 titres (dont seize inédits enregistrés avec Jacques Loussier sur acétates Pyral et bien restaurés) ! &lt;br/&gt;Revue de détail.&lt;br/&gt;Le premier CD réédite l'intégralité du 30 cm « Chansons d'amour et de tendresse. Chansons des amours déchirantes », paru en novembre 1964, bouquet de seize poèmes peu connus, de Louis Aragon (L'inconnue du printemps) à Angèle Vannier en passant par Marie Noël (Et je cousais), Armand Lanoux, Paul Gilson, Philippe Soupault, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Prévert, Colette, et des chansons de Gilles Vigneault, Jean Obé et Pierre Frachet. Plus Variations pour une trompette de cavalerie (de Maurice Fombeure), qui fut interdit en son temps (1954) et Le chant de La Havane, paru en 1966 sur un 30 cm collectif Deutsch Grammophon (« Images de Bertolt Brecht »). Et... onze inédits, notamment une chanson de Trenet (Berceuse) et d'Alfred Jarry (Les trois grenouilles).&lt;br/&gt;Cinq inédits supplémentaires sur le deuxième CD (Lorca, Jacquemont, Baudelaire, Queneau) mais aussi La belle de mai, de Marc Orlan, et trois titres enregistrés à Bobino en 1968 dont la très belle Chanson de Margaret et l'irrespectueuse Pétition d'un voleur à un roi son voisin, de Lacenaire. En public, également (Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, 1962) : Han Coolie (d'Aragon) et la déchirante Chanson de Perlimplin (Le chant de l'amour blessé, de Lorca). Raretés : les trois chansons (signées Audiberti-Milchberg) du film La poupée (1962), dont le célèbre Gallito (Quand je danse avec...).&lt;br/&gt;Cinq titres rares proviennent de l'album « Chansons d'auteurs », paru en 1961 dans la collection Philips-Réalités : Une fois n'est pas coutume et Prière pour dormir heureux (de Soupault), La fille des bois (Mac Orlan), Le serpent qui danse (Baudelaire) et Complainte du petit hypertrophique (Jules Lafforgue). Et Le voyageur est issu de l'album « Francis Carco. Le temps de la bohème », paru dans la même collection en 1959...&lt;br/&gt;Femme exigeante, Catherine Sauvage est ici au mieux de son art : tour à tour révoltée, ironique, tendre, déchirante, féroce, et toujours le ton juste. Une interprète hors-pair. Une superbe réalisation de Gérard Paris.&lt;br/&gt;• Double CD RYM /Podis 191 852-2. Livret avec de nombreuses préfaces.&lt;br/&gt;R. B.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Anthologie&lt;br/&gt;L'art paillard&lt;br/&gt;« L'art paillard, c'est l'art de vivre, et rien d'autre ! », écrit Jean Weber, l'auteur de cette anthologie « réservée aux adultes », qui promet « 2 fois 69 minutes de plaisir »... Illustré par Siné, ce double CD propose 55 chansons tirées du répertoire « paillard » des Quatre Barbus, de Colette Renard, des Frères Jacques et des Chœurs Esculape. Pour les Barbus, il s'agit de versions non expurgées enregistrées en 1964 pour la collection « Plaisir des Dieux ». Sous le nom des Quatre Jules, les Frères Jacques enregistrèrent, en 1948, huit 78 tours de « chansons d'étudiants » sur le label Colisée. Ce sont cinq d'entre elles qui sont rééditées ici, pour la première fois. Quant aux Chœurs Esculape (du nom d'une maison de disques d'avant-guerre), qui fournissent les 22 titres du second CD, Jean Weber affirme que « des solistes connus venaient furtivement et anonymement participer à ces joyeuses séances, entourés de quelques choristes qui ne buvaient pas que de l'eau ! ». Sur l'un des titres, Stances à Sophie, Ouvrard est identifié. Colette Renard, enfin, est présente ici avec douze titres extraits de ses nombreux albums « libertins » Vogue.&lt;br/&gt;• Double CD Rym Musique, distribution Podis 191 811-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JEAN COCTEAU&lt;br/&gt;Anthologie&lt;br/&gt;« Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur. » Ce célèbre aphorisme de Jean Cocteau est prononcé par le photographe dans Les Mariés de la Tour Eiffel. Dans ce coffret de 4 CD, conçu par Fred Kiriloff, le réalisateur sonore de Cocteau, on retrouve cette « pièce » (version enregistrée en 1955 avec Jean Le Poulain et Jacques Charron) qui fit scandale à sa création, en juin 1921, mais aussi Le Bel indifférent (avec Édith Piaf) et des extraits des Parents terribles et de La Machine infernale (avec Jeanne Moreau et Jean Marais). Cette anthologie rassemble aussi des extraits de ballets, des textes (Mon premier voyage autour du monde en 80 jours, 1955) et de nombreux poèmes dits par l'auteur à diverses périodes ou interprétés par Suzy Solidor (Attendre, Mensonge) et Marianne Oswald (Anna la bonne, Mes sœurs, n'aimez pas les marins, La dame de Monte-Carlo).&lt;br/&gt;• Coffret 4 CD Frémeaux &amp;amp; Associés, distribution Night &amp;amp; Day FA 064.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Anthologie&lt;br/&gt;Chansons interlopes&lt;br/&gt;Ultra documenté sur la vie nocturne parisienne, du début du siècle à nos jours, bourré de détails, le livret seul, déjà, vaut largement l'acquisition de ce CD non vendu dans le commerce et pourrait faire l'objet d'un livre... En 25 pages bien remplies, Martin Pénet, l'auteur de la sélection de chansons (et de la biographie de Mistinguett, voir JC n° 21), fait l'historique de la « chanson interlope » et illustre son « sujet » de 27 chansons enregistrées entre 1908 et 1936. Honneur à Suzy Solidor avec une version « hard » de sa chanson Ouvre... Quelques titres sont déjà connus, comme Le trou de mon quai (Dranem), mais le CD recèle de très nombreuses raretés.&lt;br/&gt;• CD Les Gais Musette LGM 1, disponible auprès de : CGL, BP 255, 75524 Paris Cedex 11.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les Frères Jacques&lt;br/&gt;À la Cité Universitaire&lt;br/&gt;Complément indispensable aux récentes rééditions, ce double album restitue l'intégralité (plus de cent minutes) du fameux concert donné par les Frères Jacques à la Cité Universitaire de Paris, en 1959, devant un public composé majoritairement d'étudiants anglo-saxons. S'il ressemble à leur tour de chant du moment (sublime Barbara, très applaudie !), ce récital extrêmement bien enregistré, où ils introduisent, avec humour, les chansons en anglais, nous offre deux inédits : And the band played on (domaine public) et l'adaptation anglaise de La Saint-Médard (On Saint-Swittin day). Livret avec les photos de chaque chanson et un texte de présentation de Martin Pénet.&lt;br/&gt;• Double CD Rym Musique, distribution Podis 191 979-2.</description>
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      <title>Chroniques parues dans le numéro 22 Rééditions EMI</title>
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      <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 19:16:11 +0200</pubDate>
      <description>Rééditions Odéon-EMI&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sous l'impulsion de Gérard Paris, Odéon-EMI a publié, au printemps dernier, une série de rééditions fort intéressantes (voir JC n° 21). En attendant la nouvelle cuvée (Annie Fratellini, Anny Gould, Éliane Embrun, Yvette Giraud...), parcourons quelques uns de ces CD.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Georges Moustaki&lt;br/&gt;Les enfants du Pirée&lt;br/&gt;De Shangaï à Bangkok&lt;br/&gt;Dans mon hamac&lt;br/&gt;En juin 1960, Georges Moustaki enregistre, sous le pseudonyme de Eddie Salem (voir JC n° 20), deux super 45 tours sur le label Ducretet Thomson, dans la série « Pour danser ». Le premier comprend quatre titres  d'inspiration « orientale » interprétés en franco-arabe (Ya ma leili, J'ai déjà dit non). La préface de ce 45 tours insiste sur l'absence de direction d'orchestre : « Tous les participants — musiciens attitrés et amateurs inspirés venus se mêler à eux — se livrent à leur fantaisie en brodant sur le thème donné, et apportent toute leur spontanéité à l'ambiance générale. » Sur le second EP, Moustaki-Salem reprend en bilingue Les enfants du Pirée, grand succès de l'année, et deux autres chansons grecques. Les sept autres titres de ce premier CD constituent donc des inédits, enregistrés dans la foulée, mais jamais publiés à ce jour : la version anglaise du Jugement dernier (qu'il enregistrera l'année suivante), des traditionnels (When the saints, Old black Joe), un standard d'Elvis Presley (All shook up), deux slows et un rock parodiques (Ce sera ta fête, Je veux t'aimer et Le rock des proverbes). Entouré d'une bande de copains (notamment Hugues Aufray et Henri Garcin), Moustaki se révèle être un sacré déconneur !&lt;br/&gt;Les deux autres CD reprennent l'intégralité des enregistrements Ducretet Thomson (7 EP entre 1960 et 1966) déjà publiés plus cinq titres rares parus uniquement sur des compilations (La mer m'a donné, C'est celle-là que j'aime, Riviera, Les derniers sont les premiers, Fleurs de méninge). Bonus : deux inédits de 1960 (Mi muchacha, Port d'Espagne) et la première version du Facteur, enregistrée en 1964. &lt;br/&gt;Moins portées par un personnage et une époque comme dans la décennie suivante, les « chansons de jeunesse » de Moustaki ne manquent pourtant pas de charme ! Certaines sont surtout connues par ses interprètes (Les amours finissent un jour, Eden blues, Les musiciens, De Shangaï à Bangkok). &lt;br/&gt;• CD 855 113-2, 855 114-2 et 855 732-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Claude Pascal&lt;br/&gt;Nous les amoureux&lt;br/&gt;Après le CD de la collection La chance aux chansons (1991), voici une nouvelle compilation de Jean-Claude Pascal, qui essaye de ne pas « doublonner » avec celle éditée, l'an dernier, par Michel Chaineaud. 20 titres, sur les quelque deux cents (au moins) enregistrés par notre crooner entre 1955 et 1967 à La voix de son maître, c'est peu... mais toujours bon à prendre ! Rien que pour Nous les amoureux, L'absent, L'amour quotidien, Ma muse ou Tête de bois, cette compilation est indispensable.&lt;br/&gt;• CD 854 844-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Billy Nencioli&lt;br/&gt;Porte des Lilas&lt;br/&gt;Mort discrètement le 23 juillet 1997, Billy Nencioli venait de faire l'objet d'une belle compilation, la première réédition de ses chansons depuis leur création. Musicien d'orchestre de danse au départ, Billy débute une carrière d'ACI dans les années 50. Il enregistre son premier disque chez Barclay en 1955 (Ferme ta fenêtre), un 45 tours simple resté sans suite. La guerre d'Algérie s'éternisant, Billy fera partie de ces rappelés mis en scène dans On lui a donné, une des très rares chansons de l'époque (novembre 1957) qui évoque, avec pudeur et fausse résignation, les « événements »... Un an plus tard, Nencioli est primé par l'Académie du Disque Français pour Porte des Lilas, peut-être sa chanson la plus connue, également enregistrée par Claude Parent. Sur cette compilation, on retrouve ces deux titres, ainsi que dix-huit autres, issus du catalogue Columbia/Pathé des années 1956-1961.  &lt;br/&gt;« Il est venu à la chanson sans faire de bruit, presque timidement, sur la pointe des pieds, avec tact, gentillesse et sur les lèvres des chansons qui lui viennent du cœur », dira de lui Charles Aznavour. Un autre préfacier, anonyme celui-là, écrira : « Ses chansons ont une chaleur douce qui nous fait du bien, une profondeur et une résonance humaine. Dans cette époque cahotique, il réussit, avec des moyens modernes, à nous redonner le simplicité et la sérénité. » Difficile à classer, peintre des « petites gens », Billy Nencioli rappelle parfois René-Louis Lafforgue, Francis Lemarque, d'autres, et ... parfois personne ! (Il a mis sa chemise blanche, une étonnante chanson proche de la nouvelle.) &lt;br/&gt;Un auteur à redécouvrir (notamment sa période Barclay et l'album réalisé avec Baden Powell), dont l'œuvre enregistrée totalise une centaine de titres. En 1967, Martine Baujoud fit un succès de son hommage à Monsieur Charlie Chaplin, personnage à qui, finalement, on peut parfois rapprocher Billy Nencioli.&lt;br/&gt;• CD 856 627-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean Marais&lt;br/&gt;Chante Marais et Cocteau&lt;br/&gt;C'est en poussant son fils adoptif, Serge Ayala, à enregistrer un disque que Jean Marais « entre en chanson ». En 1964, en pleine période Fantômas,  il demande à Janine Bertille, compositrice, de mettre en musique les « chansons parlées » que Jean Cocteau lui avait écrites. Après avoir travaillé le chant avec Mme Charlot, Marais entre en studio. « L'enregistrement n'est pas facile », admet-il dans Histoires de ma vie, Albin Michel, 1975). « J'admire la patience et le talent des techniciens. J'enregistre du même coup un 33 tours et un 45 tours. Nous sommes obligés de tricher, car dès que j'ai l'orchestration dans les écouteurs, j'oublie la mélodie. Il me faut l'orchestre sur une oreille et la mélodie au piano sur l'autre. D'autre part, le chef d'orchestre est obligé de me taper sur le bras pour me donner le départ. Le disque a de bonnes critiques, mais un succès relatif. » &lt;br/&gt;Le présent compact réédite l'intégralité du 30 cm, trois titres du 45 tours ainsi que douze textes signés Jean Marais que le comédien enregistrera dans la foulée. Et un inédit. Accompagné par François Rauber est, assurément, meilleur diseur que chanteur. Les monologues sont excellents (Je l'ai perdue).&lt;br/&gt;• CD 854 846-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Monique morelli&lt;br/&gt;Fleur de berge&lt;br/&gt;À l'exception de quelques titres, les enregistrements Pathé et Ducretet-Thomson de Monique Morelli (cf. discographie dans JC n° 12) n'ont jamais été intégralement réédités. Les voici, enfin, ces 22 titres parus, en 1957 et 1958, sur un 25 cm, un EP et un 30 cm, dont les originaux ne courent pas les rues... « Classiques de la chanson musette » ou créations contemporaines (Rue de Lappe), qu'elle chante des auteurs reconnus (Mac Orlan, Simonin, Carco, Couté) ou des faiseurs de chansons (Benech et Dumont), la grande Morelli se révèle être une interprète puissante de la chanson populaire.  &lt;br/&gt;• CD 855 109-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Joséphine baker&lt;br/&gt;C'est vous&lt;br/&gt;Sur les dix-huit titres de cette compilation, des chansons de Tranchant, Varna, Scotto, des adaptations de standards du typic (Besame mucho), des nouvelles versions de La petite Tonkinoise et de J'ai deux amours, des reprises (La vie en rose, Hello Dolly). Et un inédit (C'est vous). &lt;br/&gt;• CD 855 240-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Gloria lasso&lt;br/&gt;Bon voyage !&lt;br/&gt;Bambino, Dansons mon amour, Du moment qu'on s'aime, Histoire d'un amour, Buenas noches mi amor, La violetera, Le torrent... Au milieu des années 50, les répertoires de Gloria Lasso et de Dalida se confondent parfois. Cette compilation rassemble aussi des succès propres à Gloria (Étranger au paradis) et aussi des reprises de Bécaud, Aznavour ou Robert Nyel (Magali).&lt;br/&gt;• CD 854 848-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bourvil&lt;br/&gt;La ronde du temps&lt;br/&gt;Adèle&lt;br/&gt;En attendant l'intégrale, voici deux fois Bourvil, un simple et un double CD. Sur le premier, 20 titres peu connus enregistrés entre 1946 et 1966. Comme pour Pierre Perret, on peut distinguer le « tendre » Bourvil du « rigolo ». Dans la première catégorie, Mon frère d'Angleterre, Bonjour, monsieur le maître d'école ou La ronde du temps. Dans la seconde, Les abeilles, par exemple.&lt;br/&gt;Le second disque, un double, rassemble 36 titres dont La tendresse, C'était bien, Ballade irlandaise, Les crayons, des extraits d'opérettes (La route fleurie, Phi-Phi, Ouah ! Ouah !, La bonne hôtesse), des chansons de films et deux très beaux poèmes de Camille François enregistrés en 1952 : Frédo le porteur et Vive la mariée.&lt;br/&gt;• CD 855 112-2 et 855 973-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Zizi jeanmaire&lt;br/&gt;Rétro song&lt;br/&gt;Réédition intégrale d'un album de 1977 consacré en grande partie à Serge Gainsbourg, mais aussi à Béart (Fière à jambe), Nougaro (Frileuse) et Dimey (Mon truc en plume). Plus deux adaptations de standards américains : Stormy weather et I got it bad. &lt;br/&gt;• CD 855 245-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Henri Genès&lt;br/&gt;À Bobino&lt;br/&gt;« Sous Clemenceau, Henri Genès aurait été comique-troupier, écrit Pascal Sevran dans son Dictionnaire de la chanson française (Carrère-Lafon, 1986). Sa carrure de rugbyman lui interdit les emploi d'amoureux transis. Aussi a-t-il donné libre cours à sa truculence méridionale avec un certain succès, une présence formidable. » Les chansons d'Henri Genès, né en 1920, ici accompagné par Charlie Oleg, n'avaient jamais été rééditées. En voici 19 enregistrés en public entre 1959 et 1962.&lt;br/&gt;• CD 855 242-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean Constantin&lt;br/&gt;À la scène et à la ville&lt;br/&gt;Après les années Vogue, rééditées en 1994 par BMG, Odéon-EMI nous propose 20 titres de Jean Constantin extraits du catalogue Pathé : l'album enregistré à Bobino en 1956 (c'est en public où il est meilleur) et le 25 cm de 1953. « La personne même de Jean Constantin est un spectacle en soi. Ce n'est pas un chanteur, plutôt un chansonnier qui tape sur un piano; mais il ne faudrait pas que le côté rigolard de Jean Constantin nous cache son autre muse, celle des heures tendres. » (Pascal Sevran)&lt;br/&gt;• CD 856 642-2.&lt;br/&gt;Raoul Bellaïche&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;germaine montero&lt;br/&gt;Chante Mac Orlan, Béranger et Ducreux (CD 855 886-2).&lt;br/&gt;(Voir entretien p. 68)</description>
    </item>
    <item>
      <title>Chroniques parues dans le numéro 22 Livres</title>
      <link>http://www.jechantemagazine.com/CHRONIQUES_CD/Blog/Entrees/2010/8/15_Chroniques_parues_dans_le_numero_22_Livres.html</link>
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      <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 19:14:02 +0200</pubDate>
      <description>Livres du n° 22&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Odette Laure&lt;br/&gt;Aimer, rire et chanter&lt;br/&gt;Comédienne et actrice, Odette Laure est aussi chanteuse, et l'on regrette que la sortie de ses Souvenirs n'ait pas incité l'une des nombreuses maisons de disques où elle a enregistré (Pathé, RCA, Vogue, Odéon...) à publier une compilation... Dommage : interprète primée par l'Académie du disque français en 1954 et aujourd'hui un peu oublié, Odette Laure possède un répertoire original, des chansons qu'elle est, souvent, la seule à voir enregistrées : Allô ! mon cœur (en duo avec Jean Valmence), Le tango immobile, Je suis nerveuse, Le petit officier de marine, Je suis folle... En attendant, ce livre permettra de mieux connaître celle que Christian Brincourt, du Figaro, a surnommée le « Charlot de la chanson-nette ». Odette Laure raconte abondamment son enfance et sa carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision, mais un long chapitre est aussi consacré à la chanson.  &lt;br/&gt;• Flammarion, 306 pages, 120 F. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;jean-françois BRIEU&lt;br/&gt;éric didi&lt;br/&gt;Michel Berger. Quelques mots d'amour&lt;br/&gt;Cette biographie de Michel Berger est la suite logique de l'intégrale parue en 1994 (« Celui qui chante », coffret de 11 CD, WEA), conçue et réalisée par Éric Didi. À partir de très nombreuses interviews (proches, artistes, musiciens ou anonymes), Éric Didi et Jean-François Brieu ont patiemment reconstitué le « puzzle » (c'est le titre d'un de ses albums) de la vie, finalement moins lisse et souriante que l'image qu'il en donnait, de Michel Berger, auteur, compositeur (Starmania), pygmalion, producteur, disparu le 2 août 1992... En annexes, sa discographie complète et la liste de ses productions.&lt;br/&gt;• Éditions Jean-Claude Lattès,  277 pages, 99 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;frédéric ZEITOUN&lt;br/&gt;Toutes les chansons ont une histoire&lt;br/&gt;Concepteur-rédacteur en publicité, chroniqueur radio, Frédéric Zeitoun a regroupé dans ce livre quatre-vingt quatre « histoires d'une chanson », pour paraphraser l'une des rubriques de Je chante (un peu délaissée, dommage !). Interrogeant auteurs, compositeurs, interprètes (ils sont tous cités à la fin), Frédéric Zeitoun révèle la genèse, la conception et, parfois, le prolongement de dizaine de tubes, de l'après-guerre à nos jours. Certaines anecdotes sont connues (quelques unes ont été publiées dans son précédent livre, Seventies, le petit dico), mais beaucoup ne le sont pas, notamment en ce qui concerne la chanson dite de variété.&lt;br/&gt;• Éditions Ramsay-Archimbaud, 340 pages, 109 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ginette marty&lt;br/&gt;Johnny Hess&lt;br/&gt;Si les ouvrages sur Charles Trenet abondent, son complice des débuts, Johnny Hess, est longtemps demeuré dans une relative indifférence. Peut-être est-ce le début d'une réhabilitation ? Dans son dernier disque, le Fou chantant lui consacrait une belle chanson (Johnny, tu me manques). Et aujourd'hui, Ginette Marty, chanteuse et historienne (L'Histoire en chantant), publie enfin la première biographie de l'interprète de Je suis swing, décédé le 14 novembre 1983.&lt;br/&gt;En bonus : un CD de 21 titres comprenant des chansons introuvables (le dernier 45 tours de Johnny Hess de 1971) et de nombreux inédits (Un million de disques vendus, paroles de Trenet) où le compositeur s'accompagne au piano. Les « Amis de Georges » apprécieront particulièrement l'hommage à Brassens (Toi mon ami, enregistré en 1982).&lt;br/&gt;• Éditions El-Ouns, 221 pages + cahier photos + CD, 150 F. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;brigitte fontaine&lt;br/&gt;Genre humain&lt;br/&gt;Après Dimey, Vigneault, Laffaille, Escudero et Moustaki, c'est au tour de Brigitte Fontaine d'enrichir la célèbre collection « Chanson » de Christian Pirot avec une centaine de textes. Auteur de la préface, Hélène Hazera écrit : « (...) autant les clichés sur le personnage de Brigitte Fontaine sont étriqués (&amp;quot;elle est foldingue&amp;quot;), autant sa diversité d'inspiration et de pratique poétique est étendue. » Déconnectés de leur contexte habituel (interprétation, musique...), les textes de « la » Fontaine révèlent leur richesse à la lecture (C'est normal).&lt;br/&gt;• Christian Pirot éditeur, 221 pages, 98 F. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Marcel Thomas - Éric Zimmermann&lt;br/&gt;Chanson française : 200 portraits inédits&lt;br/&gt;« Je suis un admirateur. Permettez-vous que je vous prenne en photo ? » Posée des milliers de fois, cette question a permis à ce photographe, qui se revendique amateur, d'approcher les plus grandes vedettes au lendemain de la guerre. Âgé aujourd'hui de quatre-vingt-huit ans, Marcel Thomas vient de publier son second recueil de photos. Deux cents portraits inédits, des photos de jeunesse, souvent, surprenantes, jamais vues... Pour « habiller » ces portraits noir et blanc, Éric Zimmermann (à qui l'on doit un ouvrage sur Brassens chez le même éditeur) a rédigé les notices biographiques de ces  200 portraits inédits.&lt;br/&gt;• Éditions Didier Carpentier, 240 pages, 150 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;CAMILIO DACCACHE - isabelle salmon&lt;br/&gt;Dalida&lt;br/&gt;Paru dans une collection qui privilégie l'image, ce livre est un excellent complément à la biographie de Catherine Rihoit (Plon, 1995, rééditée en poche) et au portrait diffusé en mai dernier sur Arte. Des centaines de photos superbement reproduites et des dizaines d'articles d'époque racontent la vie et la carrière de Dalida. Si la mise en pages perturbe parfois la lecture, « on en a pour son argent », d'autant qu'un CD inédit de dix titres accompagne ce beau livre : l'enregistrement public à l'Olympia du Musicorama du 14 mai 1959.&lt;br/&gt;• Éditions Vade Retro, 144 pages + 1 CD, 275 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;alain WODRASCKA&lt;br/&gt;Claude Nougaro, l'alchimiste des mythes&lt;br/&gt;Après Ferré, Brel et Brassens, c'est au tour de Nougaro de figurer dans cette collection « Chanteurs-poètes » créée par l'éditeur Nizet. Version remaniée d'un mémoire de maîtrise soutenu en 1992, ce livre analyse, avec le ton et la méthode propres à ce type d'ouvrages, l'œuvre de Claude Nougaro.&lt;br/&gt;• Librairie Nizet, coll. Chanteurs-poètes n° 4, 191 pages. B. P. 103, 37521 La Riche Cedex.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Claude Nougaro&lt;br/&gt;Nougaro sur paroles&lt;br/&gt;En même temps que sortait son nouvel album, « L'enfant phare » (Mercury), Flammarion publiait l'intégrale (?) des textes de Claude Nougaro, soit près de deux cents chansons présentées par ordre chronologique. Des chansons de son premier disque « officiel » en 1962 (Le cinéma) à son dernier (Bras dessus bras dessous). Et, en ouverture, quelques uns des textes de Nougaro interprétés par d'autres (Philippe Clay, Paul Péri, Salvador, Legrand, Jeanmaire). En bonus : le texte d'une dizaine de chansons inédites, sa discographie complète et datée (à l'exception du premier 25 cm National de 1959), une table alphabétique des chansons avec mentions de copyright (nom du compositeur, titre de la version originale s'il y a lieu, éditeur, etc.) Et des dessins signés Nougaro.&lt;br/&gt;• Flammarion, 413 p. 120 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;robert MALLAT&lt;br/&gt;Coluche, Devos et les autres&lt;br/&gt;Producteur à la radio, longtemps titulaire de la rubrique spectacles du Point, Robert Mallat « connaît la chanson »... et le rire ! Dans ce livre, qui comble un vide, à la manière de Lucien Rioux (50 ans de chanson française, chez le même éditeur), Mallat raconte, avec pertinence, la scène comique française, de l'après-guerre à nos jours, du cabaret à la radio-télévision, en passant par le café-théâtre. Voyage au pays de l'humour, de Pierre Dac et Francis Blanche à Patrick Timsit et les Guignols ! « Nous sommes à la fin d'un cycle, écrit en conclusion Robert Mallat. (...) Si la chanson peut se permettre d'être intemporelle, l'humour de one man show, lui, est obligé de tenir compte des fluctuations, sinon des bouleversements, d'une société qui a besoin de rire mais n'a plus grande envie de le faire. »&lt;br/&gt;• Éditions de l'Archipel, 308 pages, 130 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;thierry MARICOURT&lt;br/&gt;La parole en chantant&lt;br/&gt;Auteur d'essais (notamment Les nouvelles passerelles de l'extrême droite, Histoire de la littérature libertaire), Thierry Maricourt s'est penché sur un sujet apparemment futile et éloigné de ses préoccupations habituelles : la chanson de variété ou « divertissante ». &lt;br/&gt;Concernant Clo-Clo, par exemple, Maricourt constate, « textes » à l'appui, que « la frilosité est vraisemblablement la caractéristique la plus largement partagée par les auditeurs de Claude François et des artistes qui recrutent sur les mêmes terres. » &lt;br/&gt;Affirmant que « c'est à une véritable démission individuelle et collective que la chanson de variété convie ses auditeurs », l'auteur explique : « La chanson de variété est à présent consensuelle au possible et de ses refrains suinte un humaniste soft sans conséquence. Elle se gorge des plus impérieux motifs de révolte et les recrache méconnaissables. Daniel Balavoine, Francis Cabrel, Alain Souchon, Francis Lalanne, Jean-Jacques Goldmann : autant d'auteurs somme toute talentueux qui contribuent, par le biais de ce remarquable instrument de chirurgie intellectuelle, à dévitaliser toutes les colères, à laisser les auditeurs bras ballants et voix éteintes. Rien n'est caché, non : tout est repeint. Décor hollywoodien. On vous dit tout, chers auditeurs, mais vos oreilles sont sourdes; quel malheur pourrait encore vous concerner, dès lors qu'il ne vous atteint pas directement ? les chanteurs vous bercent, leurs refrains vous endorment. Serait-ce leur unique vocation ? »&lt;br/&gt;Même si on ne partage pas systématiquement le point de vue de l'auteur, qui sait de quoi il parle, ce livre de 182 pages fait réfléchir... sans « prendre la tête » !&lt;br/&gt;• Éditions EPO : 20 A rue Houzeau de Lehaie, 1080 Bruxelles. Tél.: 02-414 29 88.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;jean-jacques CHOLLET&lt;br/&gt;Georgius, l'amuseur public n° 1&lt;br/&gt;Spécialisé dans les rôles comiques, l'auteur, comédien de théâtre, s'est intéressé à la vie de Georgius (mort le 8 janvier 1970), immense vedette de l'avant-guerre dans le genre loufoque, auteur de près de... mille cinq cents chansons (dont Le lycée Papillon !) et de nombreuses pièces et revues. Préfacée par Jean-Christophe Averty (un autre Cinglé du music-hall !), cette biographie illustrée est suivie des Souvenirs inédits de « l'amuseur public n° 1 ». En annexes, discographie de Georgius (établie par Jacques Lubin), et filmographie. Et bibliographie : en effet, entre 1956 et 1962, Georgius, sous le pseudonyme de Jo Barnais, a écrit une demi-douzaine de polars dans la Série Noire de Gallimard (cf. article Polar et chanson dans JC n° 7).&lt;br/&gt;• Christian Pirot, 178 p., 138 F. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;mannick&lt;br/&gt;Cent chansons&lt;br/&gt;Auteur-compositeur-interprète aujourd'hui (et c'est dommage) un peu oubliée, Mannick a enregistré d'intéressants albums dans les années 70 et 80. Elle vient de publier un recueil de cent chansons, entrecoupé d'un entretien avec Florent Masson, et sort un CD deux titres (De mère en fille et Ne touchez pas aux enfants).&lt;br/&gt;• Éd. Les Presses d'Île de France, 69 F. CD Musidisc.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jacques Perciot&lt;br/&gt;Boby Lapointe&lt;br/&gt;Passionné par Boby Lapointe, Jacques Perciot, animateur à Radio Bleue (Méli-mélodie, c'est lui), s'est surtout intéressé à l'homme, né et mort à Pézenas, à l'âge de cinquante ans. Archétype de l'artiste incompris de ses contemporains et découvert par la génération suivante, Boby a donné au jeu de mots (lait) ses lettres de noblesse. Véritable enquête sur un homme et une époque (la chanson des années 50 et 60), le livre de Jacques Perciot, nourri de nombreux témoignages (notamment Manouchka, l'auteur de L'amour quotidien, qui fut l'épouse de Boby) reste le plus passionnant de tous ceux déjà publiés.&lt;br/&gt;• Denoël, 254 pages, 135 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;SANDA SLAG&lt;br/&gt;La rebelle&lt;br/&gt;Née en 1934 dans une famille stricte (père officier), où il fallait « être comme il faut », Sanda Slag quitte ses parents à l'âge de 20 ans et débarque à Paris, où elle est bientôt adoptée par le peintre Touchagues qui en fait son modèle attitré... Artiste, elle écrit des poèmes que Cocteau l'encourage à publier, se lance dans la danse, prend des cours de chant. Son professeur est également celui de Mouloudji... Passion. En 1968, « Moulou » lui fait enregistrer un album de chansons traditionnelles sous son label (« Chansons d'amour de la vieille France »), 30 cm qu'il s'empresse, jaloux, écrit-elle, de passer au pilon... Deux ans plus tard, elle grave quatre titres sur un EP Barclay... &lt;br/&gt;C'est à la demande de Mouloudji, et avec beaucoup de sincérité, que Sanda Slag, qui vit près d'Avignon, se raconte dans ce livre où défilent « des figures incroyables, amants, repris de justice, grands financiers, artistes et intellectuels des années cinquante à nos jours ».  &lt;br/&gt;• Ramsay, 310 pages, 109 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Albert willemetz&lt;br/&gt;Succès d'opérettes&lt;br/&gt;Succès de revues, cinéma et music-hall&lt;br/&gt;Précédé d'une préface signée Didier Roumilhac, le premier recueil, consacré aux « années folles », propose les partitions de 23 opérettes à succès d'Albert Willemetz (soit 50 chansons) : Phi-Phi, Dédé, Là-haut, Ta bouche... Avec, pour chacune, la distribution complète et de nombreuses illustrations. Le second, précédé d'un texte de l'auteur (« La chanson française »), rassemble 44 succès écrits pour le cinéma, le music-hall ou la revue, avec reproductions des petits formats d'origine.&lt;br/&gt;• Éditions Salabert : 22, rue Chauchat, 75009 Paris. Tél.: 01-48-24-55-60.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;daniel lesueur&lt;br/&gt;Les Beatles. La discographie définitive&lt;br/&gt;Biographe de Manset, Daniel Lesueur s'est attelé à un travail de bénédictin : détailler, anecdotes et explications à l'appui, la discographie officielle des Beatles, disque après disque, enregistrement par enregistrement, des débuts à Hambourg à la séparation du groupe. Plus la disco du label Apple. &lt;br/&gt;• Éditions Alternatives-Parallèles, coll. Pop-Rock, 247 pages, 145 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Gilles LHOTE&lt;br/&gt;Claude François de A à Z&lt;br/&gt;Pour célébrer les 20 ans de la mort de Clo-Clo, une « somme », illustrée de plus de 200 photos, pour « enfin tout savoir sur sa carrière, sa famille, ses femmes, ses fans, ses excès et ses secrets ». Un livre pour fans. Discographie complète, mais quelques erreurs : Frank Thomas (page 77) est toujours vivant !&lt;br/&gt;• Éditions Albin Michel, 223 pages.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Oum kalthoum&lt;br/&gt;Morte en février 1975, la grande diva égyptienne revit ici grâce à la plume de Hammadi Ben Hammed, qui retrace sa carrière, et aux nombreuses photos, souvent inédites. &lt;br/&gt;• Alif Les éditions de la Méditerranée, 166 pages. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Guide des chants de marins&lt;br/&gt;Agréablement illustré, ce petit livre rassemble cinquante-deux chansons de marins, de Jean-François de Nantes à Fanny de Lanninon.&lt;br/&gt;• La Chasse-Marée/ArMen, 127 pages, 98 F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Raoul Bellaïche</description>
    </item>
    <item>
      <title>Chroniques parues dans le numéro 22 Nouveautés</title>
      <link>http://www.jechantemagazine.com/CHRONIQUES_CD/Blog/Entrees/2010/8/15_Chroniques_parues_dans_le_numero_22_Nouveautes.html</link>
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      <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 18:53:33 +0200</pubDate>
      <description>Isabelle Aubret&lt;br/&gt;Changer le monde&lt;br/&gt;Hormis quatre titres enregistrés en 1995, en complément à la réédition de ses interprétations de Jacques Brel (« Isabelle Aubret chante Brel », CD MEY 74 464-2), Isabelle Aubret n'avait plus enregistré de disques depuis 1993 (voir JC n° 13, interview et sa discographie complète), année faste, puisque deux albums avaient vu le jour : « C'est le bonheur ! », douze nouvelles chansons, et « Isabelle Aubret chante Ferrat ».&lt;br/&gt;Avec ce nouveau disque, une très bonne cuvée, réalisé par Sylvain Santorio et Serge Sentis, Isabelle s'est offert une palette plus large d'auteurs et de compositeurs, « Les plus grands pour Isabelle », pour reprendre l' « accroche » du CD : Claude Lemesle, Salvatore Adamo, Louis Capart, Serge Sentis, Michel Legrand, Pierre Delanoë, Françoise Mallet-Joris, Marie-Paule Belle, Jean Dréjac, Frank Thomas et Didier Barbelivien. Et Bruno Grimaldi, Hélène Bounan, Christophe Marie, Marilela Orlando, Jean-Claude Meurisse, pour les moins connus.&lt;br/&gt;Changer le monde, qui donne son titre à l'album, et Sois toi sont deux chansons de Bruno Grimaldi, ACI nouvellement signé par Gérard Meys et dont le premier CD vient de voir le jour (MEY 74 472-2). Stacha Stachou est une « lettre » émouvante, signée Claude Lemesle, adressée à une vieille amie disparue. &lt;br/&gt; Deux reprises sur cet album : Berlin, de Louis Capart, et Mais où est-ce qu'on les enterre, de Françoise Mallet-Joris et Marie-Paule Belle.&lt;br/&gt;Des quatorze chansons de ce disque généreux, traversé par l'espoir d'un monde meilleur (L'enfant de Thaïlande, Que cessent les bassesses, Si les enfants avaient le pouvoir), quelques unes, peut-être moins « ciblées », se détachent plus nettement : Le cinquième prophète (Delanoë), Tu m'as fait signe (Barbelivien) mais, surtout, J'ai le regret de vous dire vous, Le territoire et Cantate pour une des banlieues de Paris.&lt;br/&gt;Audacieuse et malicieuse chanson d'amour qui inverse les rôles, J'ai le regret de vous dire oui est signée Michel Legrand. Servie par une mélodie très enlevée de Jean-Claude Petit, spécialement écrite pour Isabelle par Jean Dréjac, auteur subtil et humaniste, Le territoire stigmatise la nature humaine : « Chacun pour soi, chacun le sien / Depuis les temps les plus anciens / C'est le mot clef de notre histoire... / On a fait des progrès pourtant / On survit beaucoup plus longtemps / Et ma foi c'est du temps gagné / Mais c'est pour faire quoi / Pour aimer ou s'entretuer / Pour chanter ou bien pleurer... ».&lt;br/&gt;Véritable chanson d'auteur, également, que la Cantate pour une des banlieues de Paris. Signé Frank Thomas, ce très beau texte en vers libres est devenu, sous les doigts de Gérard Berliner, une magnifique valse, façon Chostakovitch (la fameuse Valse n° 2 qui a illustré la campagne publicitaire de la CNP), un long travelling sur une des banlieues de Paris... Isabelle semble « se régaler » avec ce texte riche, dense, très personnel, qui évoque le mal des banlieues : « Ils tombent là / Tout de go / Sur la terre et les fleurs / Dès qu'ils ont quitté la poussette ». Abandon, les usines sont arrêtées et les cafés bientôt remplacés par des McDonalds, mais aussi perte des repères : « C'était quand grand-père / Le Front populaire / C'était quand / C'était quand dis / Quand t'es allé à la mer / Pour la première fois... ». Quant aux nouveaux arrivants, « ceux qui n'ont ni oasis / Ni oued / Ni savane / Ni montagne d'Andalousie », le seul lien avec leur pays passe par « les parfums / Des jasmins de Nabeul », que leurs pères « font flotter / dans leur mémoire... » « Courage », leur dit en conclusion Frank Thomas, « vous qui êtes les justes / De la dernière ceinture de rage / Autour de / Paris... » &lt;br/&gt;Réalisée par un cinéaste inspiré, cette Cantate pourrait devenir un superbe clip.&lt;br/&gt;• CD Meys / Sony MEY 74 477-2.&lt;br/&gt;Raoul Bellaïche &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;rachid Taha&lt;br/&gt;Carte blanche&lt;br/&gt;Leader du groupe dissous Carte de séjour, Rachid Taha revient à l’actualité avec cette compilation qui rassemble quinze titres enregistrés entre 1982 et 1995, avec le groupe ou en solo. On retrouve Douce France, la reprise du tube de Charles Trenet, et de savoureuses chansons « mixtes » en franco-arabe (Bleu de Marseille, Rhorhomanie). Mais cette compil a surtout le mérite de donner une nouvelle chance à une chanson en arabe de Abderrahmane Amrani enregistrée en 1993, Ya rayah (Eh, voyageur), un titre de plus de six minutes qui cartonne en ce moment. Succès mérité pour ce standard de la chanson algérienne somptueusement arrangé. Et si, au lieu d’aller chercher des tubes de l’été « exotiques » (de plus en plus fabriqués, d’ailleurs) à l’autre bout du monde, on ouvrait les oreilles sur ce qui se fait ici d’authentique ?&lt;br/&gt;• Barclay 537 698-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Louis Capart&lt;br/&gt;Rives gauches de Bretagne et d’ailleurs...&lt;br/&gt;On doit à Louis Capart, auteur-compositeur-interprète apparu au début des années 80, une cinquantaine de titres répartis sur quatre albums. L’envie d’enregistrer des chansons qui ne sont pas de lui le démangeait ces dernières années. C’est chose faite, aujourd’hui, avec son cinquième album, son premier disque d’interprète. Choix très personnel, Louis Capart s’éloigne des sentiers battus même quand il reprend Brassens (Saturne), Ferré (Ça t’va et Il n’aurait fallu) ou Leclerc (Ailleurs). Les Bretons sont à l’honneur avec Je dors en Bretagne de Gilles Servat, Kerouze de Claude Besson, Ma Bretagne quand elle pleut de Jean-Michel Caradec, Loguivy-de-la-mer de François Budet, La ville que j’ai tant aimée de Tri Yann, La rose de Glenmor... et aussi Marie-Jeanne-Gabrielle (son grand succès). Capart reprend aussi Le jour où nous serons vieux de Bernard Haillant et De la main gauche de Danielle Messia. Puisant dans le répertoire contemporain, il redonne vie à deux magnifiques chansons méconnues, comme Maintenant ou jamais de Michèle Bernard ou C’est la vie qui passe d’Alain Aurenche, superbement arrangée et interprétée, qui, par la belle voix grave et vibrante de Louis, prennent un autre relief. Les chansons sont faites pour circuler, on commence peut-être à le redécouvrir. Juste retour des choses, sur son nouvel album, Isabelle Aubret vient d’enregistrer une chanson de Louis Capart : Berlin.&lt;br/&gt;• CD Le Petit Pré, distribution Keltia Musique KMCD 80.&lt;br/&gt;• Contact Louis Capart : Le Petit Pré, BP 4, 22099 Saint-Brieuc, Cedex 9.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean Bart&lt;br/&gt;Affaire classée...&lt;br/&gt;S'il n’élève pas beaucoup la voix, Jean Bart sait créer des atmosphères originales. Ses textes chuchotés aux références littéraires ou cinématographiques avouées sont élégants, « écrits », voire précieux. On pense parfois à l’Yves Simon des années 70 ou au Gainsbourg de « Melody Nelson ». Peu de mélodies, mais des « climats »  mis en valeur par des arrangements de cordes, de piano et de guitare réussis. Le coup du platane, Satie-sfaction ou la très jolie valse Filer à l’anglaise valent le détour.&lt;br/&gt;• CD Musidisc 120 912.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chris Gonzales&lt;br/&gt;Zipholo&lt;br/&gt;Entre l’adaptation d’un poème de Robert Desnos (La rue noire) et une reprise en anglais de Joni Mitchell (Cherokee Louise), Chris Gonzales réussit à recréer, avec Centre ville, l’excitation d’une petite ville qui se prépare à la fête, un texte savoureux, proche de la bande dessinée, qui mêle personnages fictifs et personnalités branchées (Bernadette Laffont, Jack Lang, Mourousi, Philippe Stark...). L’ambiance urbaine qui parcourt tout le disque (voir les dessins du livret) culmine avec Chez Lucette, une extraordinaire « chanson suspense » qui bénéficie d’un formidable accompagnement jazz dans la plus pure tradition du film noir : « C’est quoi ce truc qui bouge derrière le rideau ? »... &lt;br/&gt;• CD Fairplay, distribution Scalen FAI 170.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Gilles Dreu&lt;br/&gt;Les chansons de mes vingt ans&lt;br/&gt;Gilles Dreu, c’est, bien sûr, Alouette, un des tubes de l’année 1968, adapté par Pierre Delanoë d’un air péruvien (La Peregrinacion). Aujourd’hui, avec ce disque de reprises, réalisé par Georges Leibovitz, il revisite les chansons de ses vingt ans, quatorze succès bien choisis des années 50 et 60. Notamment, Gainsbourg (Un violon, un jambon, Villa Villa), Trenet (La folle complainte), Aznavour (Et bâiller et dormir), Constantine (Cigarettes, whisky et p’tites pépées), Darnal (Le soudard), Jacques Vérières (Mon pote le gitan), Stéphane Golmann (Actualités), Leclerc (Le p’tit bonheur), Ferland (Je reviens chez nous). Plus une nouvelle version de Alouette et de Descendez l’escalier, très chouette chanson d’Yves Dessca et Jean-Pierre Bourtayre, aux accents folkloriques.&lt;br/&gt;• Iris Musique, distribution MSI IMP 952.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chanson Plus Bifluorée&lt;br/&gt;Le meilleur en public&lt;br/&gt;Au moment où le quatuor va devenir trio — Robert Fourcade, dit Boubou, entreprend une carrière en solo —, voici que paraît une sélection de leurs concerts choisie entre novembre 1993 et mars 1997. Plus d’une heure d’enregistrement de ce quatuor qui a marqué les années 90 et relancé la mode des groupes vocaux. Sylvain Richardot, Xavier Cherrier, Michel Puyau et Robert Fourcade nous promènent de reprises — Les Frères Jacques (Les tics), La Bolduc (J’ai un bouton sur l’bout d’la langue), Brassens (Les funérailles d’antan), Beau Dommage (La complainte du phoque en Alaska), Georgius (Du persil dans les narines) — en parodies (Chômage au fond de la vallée, d’après Les trois cloches, texte puissant et pas si innocent que ça). Plus leur propre répertoire avec lequel ils « mettent en boîte » les genres à la mode (Champion l’amour, Fou de danse, Les huîtres, Toi, Vive le vin, Jobard, Marions les filles), des sketches (Peler les noix), et des chansons de circonstance (L’intermittente, d’après La Varsovienne). &lt;br/&gt;• CD Viva productions, distribution Arcade 302 319-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Élaine Kibaro&lt;br/&gt;L’une&lt;br/&gt;Les esprits de la Terre&lt;br/&gt;Auteur-compositeur-interprète « à la lisière de la chanson et de la spiritualité » (Jean-Daniel Belfond), Élaine Kibaro vient de sortir deux CD, ses 7ème et 8ème disques. Le premier, « L’une », mêle ses propres chansons, anciennes réenregistrées (L’amour éternel, Aurore, Nouvelle-née, La réponse) et récentes (La vie à l’envers, La marche des mots), à d’heureuses reprises de Brassens (Les sabots d’Hélène), Daniel Balavoine (Tous les cris, les SOS), Michel Berger (Danser sur la glace)... Le second, « Les esprits de la Terre », conçu comme un concept-album, propose dix-sept nouvelles chansons articulées sur le thème des quatre éléments (Le cœur mouillé, a cappella, L’arbre à souhaits)...&lt;br/&gt;• 2 CD Mikaël Productions : 130, avenue de la République, 94300 Vincennes. Tél.: 01-43-74-16-34. Fax : 01-43-74-10-66.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Georges Chelon&lt;br/&gt;Ballades en solitaire&lt;br/&gt;Ma compilation&lt;br/&gt;À quelques semaines d'intervalle paraissent trois CD de Georges Chelon (voir aussi, plus loin, collection Millésimes). « Ballades en solitaire » (EPM), son quatrième disque en public, a été enregistré au Sentier des Halles lors de son dernier passage. Seize chansons méconnues choisies entre 1965 et 1982 (Ma ville, Merci Christophe). Plus un inédit, Cinquante ans. Excellente prise de son, Chelon tout seul à la guitare.&lt;br/&gt;Sa première maison de disques n'envisageant pas de rééditer ses premières chansons, Chelon a regroupé sur « Ma compilation » dix-huit titres, de Père prodigue (1965, nouvel enregistrement) à La maison blanche (1995). Un survol qui met l'accent sur ses chansons des années 90.&lt;br/&gt;• 2 CD EPM/Adès 984 092 et 984 322. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dominique Comont&lt;br/&gt;Fleur de peau&lt;br/&gt;Excepté Une langue bleue (signée Patrick Cassani), Dominique Comont est l’auteur-compositeur de la totalité des titres de ce disque. À signaler : Madagascar, Jenny, Jenny ou L’amour, la tendresse, très belle chanson, une véritable réussite au niveau de l’arrangement.&lt;br/&gt;• CD Night &amp;amp; Day JNCD 010. Contact : 02-35-41-11-72.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Philippe Raillon&lt;br/&gt;Le pays des histoires&lt;br/&gt;Dans la famille Béranger-Lavilliers, voici Philippe Raillon. Musicalement solide, un rock-blues assez mélodique. Parmi les onze titres de ce CD, on peut préférer Engueulade et gueule de bois, Macadam et réverbère ou Un village oublié.&lt;br/&gt;• Goto Productions : 111, rue de Croix, 59510 Hem.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yves Montand&lt;br/&gt;Plaisirs inédits&lt;br/&gt;Après l'intégrale Odéon, publiée en 1993 par Sony, que pouvait-on rééditer encore d'Yves Montand ? Pour Universal, label américain qui s'implante en France, Éric Didi a rassemblé, sous le joli nom « Plaisirs inédits », dix-neuf titres d'origines très diverses. D'abord, des extraits de répétitions enregistrés en 1991 à l'Olympia, en vue du récital que devait donner Montand à Bercy (Les feuilles mortes, 1947 ou l'inédit Valentin, poème de Jean-Loup Dabadie). Ensuite, de nombreux extraits d'émissions politiques à la télévision (Montand à la Une, 1986, Questions à domicile, 1987), où, entre deux confidences, le chanteur poussait aussi la chansonnette (Les jardins de Monte-Carle), accompagné au piano par Bob Castella. D'autres titres proviennent d'émissions radio des années 50 (Je vends des hot-dogs ou l'étonnant Ah ! si vous connaissiez ma poule, pour lequel Montand se révèle excellent imitateur de Maurice Chevalier !) et aussi trois chansons en anglais dont Sometimes I feel like a motherless child. Le « plus » de ce très beau livre-disque de 36 pages (texte de présentation et photos rares) : la version Montand du Kabaret de la dernière chance (de Pierre Barouh et Anetta Vallejo), enregistrée en studio en juin 1989 et jamais publiée. Et Scherzo, un tout petit poème de Jean-Claude Masson au message universel, découpé dans La Lettre Internationale et lu dans l'émission d'Anne Sinclair en décembre 1987...&lt;br/&gt;• CD Universal/BMG MCD 84 121.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Yves Duteil&lt;br/&gt;Touché&lt;br/&gt;Le lance-pierre qui illustre la pochette et le titre donnent-ils le ton du nouvel album d’Yves Duteil ? « Touché » par les critiques, le « gentil » Yves Duteil fourbit-il ses armes ? David contre Goliath ? Toujours est-il que son nouveau disque aborde davantage de sujets graves, d’actualité comme l’assassinat d’Yitzhak Rabin, à travers le discours de sa petite fille Noa à ses obsèques (Grand-père Yitzhak), ou éternels comme l’antisémitisme, avec un résumé de l’Affaire Dreyfus dans lequel Yves avoue sa parenté avec le capitaine... Ou encore La Tibétaine. Duteil manifeste sa foi en l’homme, mais pas n’importe lesquels : Les savants, les poètes et les fous, les seuls sages, à ses yeux, « pour bâtir un autre avenir de nos mains »... Après une ode à Venise, c'est à une condamnation des paradis artificiels qu'appelle Aller simple pour l'enfer (« Puisqu'on nous dit la drogue est douce / Pourquoi chercher qui nous y pousse ? »). &lt;br/&gt;Mais au milieu de la gravité qui parcourt le disque, une « petite » chanson se détache et s’insinue, insidieusement, dans la tête : La grande maison des vacances, petit film qui n’est pas sans évoquer Le quinze juillet à cinq heures de Lama. « Petite », par le thème, peut-être, mais grande chanson par son pouvoir évocateur, les couleurs et les odeurs qu’elle ressuscite, et sa mélodie, entêtante, qui coule comme une première pluie de septembre...&lt;br/&gt;• CD BMG 74321 468 282.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Serge Reggiani&lt;br/&gt;Nos quatre vérités&lt;br/&gt;Claude Lemesle, directeur artistique de l'album, a confié à Serge Reggiani une ancienne chanson déjà enregistrée par Joe Dassin en 1977, La demoiselle du déshonneur (« Mon premier amour d’un quart d’heure »). Parmi les douze autres, toutes nouvelles, quelques unes méritent une attention particulière. Cousin Julien, jolie chanson sur le « couple » formé par une veuve qui n’a jamais voulu se remarier et son fils qui n’a pas voulu la quitter (« Tu n’as jamais trompé, cousin Julien / La femme dont les jours forgeaient les tiens / Quand ton père est tombé... »). Ou Y a-t-il quelqu'un ? (... dans ce foutoir !...), interrogation (de Pierre Delanoë) sur l’existence de Dieu : « Inquisiteurs ou intégristes / On nous a dégoûtés de Dieu / Pourtant ça s’rait pas bête qu’il existe / On aurait du plaisir à devenir vieux / Pour s’approcher du grand mystère... ». Ou encore Avenue Montaigne, évocation des dernières années de Marlène Dietrich. Ou On n'en meurt pas mais ça vous tue.&lt;br/&gt;Dans un autre genre, on appréciera Raymond, joue-moi du jazz, savoureux monologue (signé Jean-Loup Dabadie) d’un ancien truand corse, duo parlé-chanté-swingué avec le pianiste Raoul Duflot, qui balance terrible pendant cinq bonnes minutes... La chanson la plus originale de ce disque qui, dans l’ensemble, porte la marque des arrangements un peu trop classiques d’Alain Goraguer.&lt;br/&gt;• CD Tréma/Sony 710 733.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Paris Combo&lt;br/&gt;Formidable « combo » formé de Potzi (guitare), David Lewis (trompette, bugle, piano), Mano Razanajato (contrebasse, percussions), François-François (batterie, percussions, xylophone), sur lequel règne la belle et hiératique Belle du Berry, Paris Combo est un excitant quintet à mi-chemin entre le groupe vocal et l’orchestre de danse. Composé d’excellents musiciens capables de jouer dans tous les genres (manouche, swing, typic, jazzy, oriental, tango, rumba, tzigane...), Paris Combo remet à l’honneur la musique « récréative » et la variété musicale (Ray Ventura, Jacques Hélian...) en vigueur avant la dictature du rock et du binaire... Quelques titres développent une philosophie (On n'a pas besoin ou le swinguant Moi, mon âme et ma conscience), mais, la plupart du temps, les textes faussement naïfs de Belle du Berry racontent des histoires qui évoquent parfois le cinéma exotique de papa (Istanbul), et une certaine filiation avec les années 30 se fait jour avec les deux reprises de Jean Tranchant (Si j’avais été et Ainsi soit-il). S’il fallait absolument trouver un précédent à Paris Combo, ce serait peut-être le Grand Orchestre du Splendid, apparu à la fin des années 70. Il est de moins bonnes références !&lt;br/&gt;• CD Boucherie Productions distribution PIAS BP 3411.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Marie Vivier&lt;br/&gt;Seul avec vous&lt;br/&gt;N’ayant plus de maison de disques, Jean-Marie Vivier s’est finalement décidé à s’autoproduire... pour la première fois en près de trente ans de carrière !  « L’aventure continue sur un autre chemin, précise-t-il. Nous la partagerons en chanson. Ce chemin débute ici... Encore et toujours avec vous. » « Seul avec vous » est l’enregistrement public d’un tour de chant donné en septembre 1997 à l’Espace Puzzle de Caen, armé de sa seule guitare (comme Chelon sur son dernier live au Sentier des Halles)... Pendant une heure et dix minutes, Vivier revisite les chansons de ses derniers albums (beaucoup de chansons co-signées avec Yannick Mathias) et interprète ses deux Québécois favoris : Ferland (Si je savais parler aux femmes) et « Félix » (Les mauvais conseils), à qui il rend hommage avec Sur les traces d’un prince. L’excellente prise de son de ce disque,  qui offre, sauf erreur, trois inédits (Dromi Lismonimeni, une chanson grecque, Il disait l'étranger et Les riens) favorise la proximité. Livret avec tous les textes.&lt;br/&gt;• CD autoproduit F 2001. Disponible chez l'auteur : B. P. 112, 50401 Granville Cedex. Tél.: 02-33-50-67-70.&lt;br/&gt;• Le n° 2 de Je chante comporte un long entretien avec Jean-Marie Vivier ainsi que sa discographie complète.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Leny Escudero&lt;br/&gt;Chante la Liberté&lt;br/&gt;Il est rare d’entendre, dans la bouche de Leny, d’autres mots que les siens ! Accompagné de ses musiciens habituels, auxquels s’est adjoint le quatuor à cordes Novidad, Escudero a enregistré quatorze hymnes à la liberté, chansons de lutte, de résistance ou témoignages... L’Espagne est naturellement à l’honneur avec trois titres (El gallo negro, el gallo nero, A la huelga et El paso del ebro). La Seconde guerre mondiale fournit de nombreuses chansons : côté italien, ce sera le fameux Bella ciao (repris, récemment, par Thomas Fersen). La résistance française suscitera le célébrissime Chant de la libération (« Amis, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? »), La complainte du partisan (connue en France essentiellement par la version... américaine de Leonard Cohen !), l’anonyme Chant des marais, écrit par des prisonniers, ou L’affiche rouge, poème d’Aragon écrit onze ans après l’exécution du groupe Manouchian... Anonyme aussi est Le chant des partisans soviétiques. Quant à l’allemande Lily Marlène, elle connaîtra un étrange destin. Deux autres chansons venues du siècle dernier complètent cette anthologie (Le temps des cerises et La butte rouge). Sur le livret de 16 pages, Leny Escudero et Eric Basset (l’éditeur) présentent chacune des chansons.&lt;br/&gt;• CD Déclic/Virgin 845 201-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Caroline Cler&lt;br/&gt;Parlez-moi d’humour&lt;br/&gt;« Un récital de chansons drôles, insolites, dérisoires et folles. Pourquoi ? Parce qu’on ne rit plus beaucoup. On peut se demander où est passé ce rire français tout en finesse, intelligent et bon enfant », écrit Caroline Cler en préface à son premier compact. Disque hybride, il mélange rééditions (provenant notamment de l'album « Chansons vécues, paru chez BAM en 1962) et quinze nouveaux enregistrements réalisés au studio Sofreson. &lt;br/&gt;Un festival de « chansons 1900 » déjà reprises par Barbara (Les amis de monsieur), Cora Vaucaire (Ernest, éloignez-vous, Quand on vous aime comme ça), Marie-Paule Belle (La biaiseuse), les Charlots (Ouvre la fenêtre), Michèle Bernard (Le fils père)... &lt;br/&gt;Si ce disque de vingt-trois titres contient beaucoup de chansons d’époque (Tu m’as possédée par surprise, Romance subjonctive...), il comporte aussi des créations plus récentes, signées Michel Emer (Montélimar et Le zouave du Pont de l’Alma, déjà enregistrées par sa femme, Jacqueline Maillan, voir chronique du CD, JC n° 21). Mais aussi Guy Magenta (J’ai des envies), Popoff, l'accompagnateur de Jean Yanne (?) avec La ballade du fumeur dans Paris, ou des raretés comme Le petit télégraphiste, signé Jacques Debronckart !&lt;br/&gt;• CD  Yvon Chateigner/Night &amp;amp; Day 171 053.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Claude Nougaro&lt;br/&gt;L'enfant phare&lt;br/&gt;Renouant avec Eddy Louiss, orchestrateur de tout le disque (excepté L'enfant phare), et compositeur de trois titres, Claude Nougaro a laissé ses jeunes musiciens de scène lui composer la plupart des chansons : Jean-Marie Ecay, Laurent Vernerey, Loïc Pontieux, Arnaud Dunoyer...&lt;br/&gt;S'il a pris ses distances avec Nougayork, il n'a pas perdu son punch ! Pour preuve, L'enfant phare, premier titre du nouvel album, avec sa section de cuivres, son orgue Hammond et sa batterie qui déménage. &lt;br/&gt;Mystique épanoui, sa quête d'un nouveau « Messie » (« Où est-il l'enfant phare / Est-il déjà né / Ou encore enfermé / Dans le ventre d'une mère / Du prochain millénaire... ») conduit Nougaro à la sérénité. De fait, les chansons de ce disque 100 % acoustique baignent dans une douce atmosphère, loin de la « vie violence », du bruit et de la fureur des mégapoles (Bras dessus, bras dessous, Une rivière des Corbières, Si cigales m'étaient contées, Beaucoup de vent)... À signaler, une belle reprise de Avec les anges, la chanson d'Irma la douce. Et puis, surtout, Nougaro joue ici moins sur les mots et plus sur l'émotion... Un disque à savoureux lentement.&lt;br/&gt;• CD Mercury 534 997-2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Georgette Lemaire&lt;br/&gt;Intime&lt;br/&gt;Plutôt que de produire un quelconque boy’s band pour « se faire du fric », Yvon Chateigner, jeune producteur ambitieux, dont on reparlera certainement, a donné carte blanche à Georgette Lemaire pour son premier CD : réalisation, musiciens, choix des titres... « Intime » est une affaire de famille : c’est Tony Sellers, le propre fils de Georgette, qui a signé les arrangements, et Bob Sellers, son ex-mari, qui tient le piano, accompagné de Laurent Vernerey (basse, contrebasse), Mao Blanc (guitare), Eric Sanarens (percussions), Mathieu Thave (sax), Tony Sellers (batterie)... Résultat : quatorze titres enregistrés en direct et parcourues d’une émotion intacte par une Georgette Lemaire au meilleur de sa voix. &lt;br/&gt;Passons sur les très bonnes reprises de Trenet (Que reste-t-il de nos amours), Piaf (Padam, padam, Les amants d’un jour, La vie en rose), Aznavour (Mais c’était hier) ou Le temps des cerises, enregistré « en hommage à François Mitterrand pour son soutien dans des moments difficiles ». De son propre répertoire, Georgette a réenregistré Vous étiez belle madame, son « tube », mais aussi Elle ne chante plus, bel hommage à Piaf, La comédie et L’amour est comme une embellie, deux chansons de Jean-Loup Dabadie créées en 1975... Et pour ce nouvel album, Michel Rivgauche lui a écrit Pas vivre sans amour. Mais s’il fallait acheter ce disque pour un seul titre, ce serait assurément pour cette deuxième version de Celui qui va te remplacer (la première est parue sur un 45 tours confidentiel en 1988), une magnifique « chanson de couple », comme on n’en fait plus, signée Danielle Vézolles (auteur à qui l’on doit de nombreuses chansons pour Eva) et Jeff Barnel (musique). À tous points de vue, paroles, mélodie, orchestration, interprétation, c’est une réussite et, dans le genre, un véritable standard.&lt;br/&gt;• CD  Yvon Chateigner/Night &amp;amp; Day 140 365. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Anne Vanderlove&lt;br/&gt;Bleus&lt;br/&gt;Si Anne Vanderlove a récemment défrayé la chronique... judiciaire (et s'en est, heureusement, sortie), il ne faudrait pas que cela occulte la sortie de son nouvel album, le premier depuis 1985.&lt;br/&gt;Chacune des chansons de « Bleus », conçu comme un « concept album », est introduite par un petit texte dit par Anne (« Un jour, tu sauras qu'on ne vieillit pas, ce sont juste les chagrins qui prennent de l'âge »). &lt;br/&gt;Chroniques-confidences de ses « années noires », souvent autobiographiques, les onze chansons racontent son parcours peut-être aussi bien, finalement, qu'une interview ou une biographie. Déjà, certains titres seuls traduisent les difficultés et le désarroi (Qu'est-ce qui m'arrive ?, Personne, Rien qu'une bouteille à la mer...) Parfois, c'est un lieu (Du côté de Maine-Montparnasse) ou une date (Cette année-là, en février) qui permettent de suivre Anne pas à pas...&lt;br/&gt;S'il s'écoute de préférence en continu, cet album contient aussi des petites perles, comme Bleu, pathétique chanson de la sérénité retrouvée... provisoirement, un jour d'automne, dans un petit jardin de Nogent... « Un bleu sans équivalence, une parenthèse dans le temps / Une île déserte en partance que l'on retient pour un instant... » &lt;br/&gt;Musique en douceur, le nom du studio de l'arrangeur du disque, Claude Perraudin, n'a jamais été aussi justifié que sur ce titre... Et la voix d'Anne Vanderlove n'a jamais été aussi émouvante. En cadeau, une nouvelle version de Ballade en novembre. &lt;br/&gt;• CD Musique en douceur / Carnets de Notes, distribution MSI CD 897.&lt;br/&gt;• Je chante n° 18 a publié un entretien avec A. Vanderlove. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Roger Varnay&lt;br/&gt;« Un double CD, bigre ? C’est folie pour qui n’est pas une vedette ! Tout à fait d’accord », prévient Roger Varnay. Trente titres, en effet, parcourent ce nouveau disque de l’auteur de La Marie-Vison (voir JC n° 17). Seize chansons reprises de ses précédents disques parus assez confidentiellement dans les années 80 (pour la plupart sur le label ILD), et quatorze nouvelles. &lt;br/&gt;Auteur de chansons à ses heures, Joseph Moalic, que les lecteurs de Je chante connaissent bien, a eu l’idée, originale, de donner une « suite » au grand succès de Roger Varnay (pour être juste, Bécaud, en 1983, avait enregistré La fille de Nathalie). Quarante après, La fille de la Marie-Vison se retourne sur son passé et constate : « Je n’ai pas d’carrosse, moi, j’bosse ! / Je n’ai pas d’manteau d’vison / J’m’habille en confection ! »&lt;br/&gt;Deuxième titre dû à Joseph Moalic, en collaboration avec Roger Varnay : Un après-midi de chien, astucieux et pudique hommage à... Mozart, excellemment mené.&lt;br/&gt;Si les chansons de Varnay ont une facture assez classique, une écoute attentive révèle néanmoins un auteur très personnel et sensible, surtout lorsque l'on sait que les thèmes de chansons sont, en fin de compte, quantitativement limités ! Varnay a aussi soigné ses arrangements (Le cœur cerf-volant, dédiée aux « aventuriers de l'âge mûr »).&lt;br/&gt;• Double CD SCO 120 597. Disponible chez Roger Varnay. Contact : 01-48-60-78-23.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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