Biographies : Jean Arnulf

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    Comédien dès 1957, et accessoirement chanteur, dans la troupe de Roger Planchon, à Lyon, Jean Arnulf travaille dans deux ou trois autres compagnies puis « monte » à Paris au début des années 60. Doué pour la chanson, il se produit dans les cabarets de Montmartre et de la rive gauche. Jean Méjean, « le Napoléon du spectacle », le remarque chez Ma cousine, à Montmartre, et le présente à Jacques Canetti qui l'engage aussitôt. En juin 1963 paraît, chez Philips, son premier disque, un 25 cm couronné, l'année suivante, par l'Académie Charles-Cros.

    Le plus souvent, Jean Arnulf chante les textes de sa femme, Martine Merri*, qu'il met en musique avec un grand sens de la mélodie, mais aussi Henri Gougaud*, Jean-Claude Massoulier* ou Roger Planchon* (La complainte de Manda). Point de vue est aussi enregistré par Christine Sèvres* et souvent interprété dans les concours de chanson. En plein yéyé, cette chanson sur l'injustice sociale (« Moi, j'dis qu'la mort a pas l'même goût vue par en d'ssus ou par en d'ssous... ») sera classée troisième au hit-parade. Arnulf tourne avec Georges Brassens*, Juliette Gréco*, Jean Ferrat*, chante dans les Maisons de la Culture. Jusqu'en 1967, il enregistre chez Philips (5 super 45 tours, 3 33 tours), sous la direction artistique de Claude Dejacques*.

    Dans son répertoire, beaucoup de chansons contestataires, souvent antimilitaristes : Le twist du déserteur, La mienne à moi, Chante une femme (née d'un reportage de Paris-Match sur la guerre du Vietnam, elle sera reprise par Claude Vinci*, Marc Ogeret*, James Ollivier*, Jacqueline Dorian*) ou Chanson pour Caryl Chessmann. Jean Arnulf chante aussi l'amour et le temps qui passe : Jour après jour, Tiens, déjà l'automne.

    A partir de 1968, il abandonne la chanson, compose des musiques pour les films de Bernard Clavel*. En 1976, il enregistre chez RCA un album de chansons de Rezvani*. L'année suivante, pour la série télévisée Pierrot-la-chanson, il enregistre, en duo avec Hélène Martin*, La matinée de Gougaud et Ferrat (Disques du Cavalier).

R. B.