Biographies : Jean-Marie Vivier

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    Comme quelques uns de ses confrères, Jean-Marie Vivier a d'abord été enseignant. Adolescent, il fait partie des Cosédias, un groupe qui chante surtout du folklore. A vingt ans, il est professeur et forme, avec des collègues, Les Troubadours. À la séparation du groupe, il continue de chanter, d'abord avec un ami, Alain Rault, puis tout seul. En 1966, il enregistre, à compte d'auteur, un super 45 tours tiré à... douze exemplaires ! Deux ans plus tard, à la suite d'un concours de la chanson à Évian, il enregistre son premier 45 tours « officiel » pour les disques D.M.F. (Disques Microsillons Français), petit label installé à Elbeuf. Jusqu'en 1971, date à laquelle il quitte l'Éducation nationale, Vivier concilie les deux activités : il enseigne la semaine et chante le week-end.

    Félix Leclerc, rencontré lors d'une tournée, l'encourage à se lancer dans la chanson. À 29 ans, Vivier démissionne de son poste d'enseignant et se consacre entièrement à la chanson. D'album en album, il prend plaisir à chanter les québécois : Gilles Vigneault (qu'il est le premier à interpréter en France), Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland, Félix Leclerc, Claude Gauthier... Auteur- compositeur, Jean-Marie Vivier écrit aussi ses chansons (Bouffons de société, Une mère nommée France), et collabore avec Philippe Simon ou Serge Lelièvre. Pendant de longues années, il tourne beaucoup à l'étranger (Allemagne, Suisse, Québec). Expérience unique de théâtre en 1974, il interprète Ubu Roi d'Alfred Jarry.

    À Caen, il fait la connaissance de Jehan Jonas, un auteur-compositeur-interprète très doué, mort en 1980 dans l'indifférence générale après avoir enregistré près d'une centaine de chansons. Jonas fait de l'effet sur Vivier. Pendant douze ans, il s'attachera à faire connaître ses chansons en en enregistrant près d'une quarantaine (Flic de Paris, Une histoire d'amour, un piano mécanique, un fleuve...). Sur son premier 30 cm, enregistré en novembre 1969, sur disques SFPP, le label de Michel Bachelet, Jean-Marie Vivier propose un florilège des auteurs qu'il aime : Ferré, Golmann, Jean Yanne, Pierre Selos, Mouloudji, Aragon, Seghers, le québécois Georges Dor et, déjà, cinq chansons de Jehan Jonas (Le phare, Mentalité française). Deuxième album en 1970 (avec Barthélémy Rosso à la guitare et Gilbert Roussel à l'accordéon), troisième en 1972. Pendant 16 ans, Vivier restera fidèle à la SFPP qui publie un album tous les deux ans.

    En 1988 et 1989, après une traversée du désert, sans maison de disques, Vivier enregistre quatre cassettes — une réédition et trois enregistrements publics dans des cabarets de la Drôme — pour les Ateliers du Spectacle, à Valence. En 1990, Luc Vidal, qui dirige les éditions du Petit Véhicule à Nantes, publie deux compacts de compilation et une nouveauté, « Sur les traces d'un prince », où l'on remarque la signature d'un nouvel auteur, Yannick Mathias (Salade grecque, Mélina, Pour te gagner du temps, Toi, frangin de la nuit). Remis sur les rails, Jean-Marie Vivier continue de chanter et « sort » un disque tous les deux-trois ans.


R. B.


Discographie :


• Disques SFPP

1969 - Jean-Marie Vivier chante...

1970 - Les enzymes.

1972 - Faut-il tuer les oiseaux qui passent ?

1974 - Une histoire d'amour, un piano mécanique, un fleuve.

1976 - Le Nord.

1978 - Le Pierrot noir.

1981 - Entre Jura, Léman et Germanie.

1983 - Petit bonhomme


• Aux Ateliers du Spectacle

1988 - Bouffons de société.

1988 - Mes 36000 volontés.

1989 - A la santé de ceux qui restent.


• Aux Editions du Petit Véhicule

1990 - La Manic.

1990 - Mon copain de la lune.

1990 - Sur les traces d'un prince.

1991 - Juste comme ça.

1993 - Blessure.


Note : biographie non actualisée (1994).