Biographies : Jean-Claude Annoux

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    Après des études de violon classique, il décide de faire la chanson. En Angleterre où il séjourne quelque temps, il découvre le rock and roll naissant, joue avec les musiciens des Shadows, s'intéresse à Elvis Presley et James Dean avant qu'ils ne soient connus en France.

    En 1956, il chante pour la première fois. A Paris, il auditionne dans les cabarets et démarche dans les maisons de disques. Il débute à la IVème République, un cabaret tenu par Roland Valade. Sans succès. Il choisit d'écrire pour les autres. Pour Marcel Amont (Tic et tac), Philippe Clay (La demande en mariage), puis pour Richard Anthony, Dick Rivers, Annie Fratellini, Luis Mariano, Joséphine Baker... C'est en avril 1963 que paraît son premier disque chez Pathé Marconi, salué par une préface élogieuse de Georges Van Parys. Sur ce 45 tours, La fête à la java, réponse au Jazz et la java de Nougaro, et La messe de Pâques (texte de Jean Dupré) qui est interdite d'antenne.

    Il faudra attendre son cinquième disque pour que le nom de Jean-Claude Annoux s'impose. Aux jeunes loups, sa chanson carte de visite, portrait d'une génération, sort en mars 1965, et connaît un énorme succès. Le disque est primé par l'Académie Charles-Cros. Annoux récidive l'année suivante avec un tango caustique, Les touristes. Les enregistrements se suivent, avec des chansons signées Annoux, Valade, Jean Peigné, Jean Dupré ou Pierre Cour, toujours orchestrées par Paul Piot. En 1967, Annoux met en musique un poème de Bernard Dimey, Prière pour aujourd'hui, et change de maisons de disques.

    Un accident de voiture l'immobilise quelque temps. Il signe avec Barclay, le temps de 5 super 45 tours (La Guerre de Troie). Avec Gribouille, il rend un touchant hommage à la chanteuse qui vient de disparaître. Il enregistre un album chez Festival en 1970, collabore avec Stephan Reggiani (Dis-moi où tu m'emmènes) et Jean-Pierre Kernoa (Les conquistadors), passe deux fois à Bobino.

    Dans les années 70, les disques se font plus rares, Annoux passant d'un label à l'autre. Nouvel album en 1976 (Les mères, Le cœur et le cul, Je finirai ma vie à l'Armée du Salut, de Bernard Dimey), suivi d'un 45 tours de circonstance, Je suis contre, réponse cinglante au Je suis pour de Michel Sardou.

    En 1982, Annoux publie sur Kuklos, label de Daniel Guichard, un 30 cm avec plusieurs poèmes de Dimey à qui il rend hommage (Mon ami Bernard Dimey). En 1988, Annoux fait paraître une compilation de ses chansons (« Laissez-moi trois minutes... encore ») et publie un livre sur Barkoff, « le magicien du showbiz », un attaché de presse célèbre dans le milieu de la chanson. 5 ans plus tard, il récidive avec ses propres souvenirs, Gare au show-biz !, une nouvelle compilation (Disque d'or, chez Dom) et de nouvelles chansons (Gare au show-biz !).

R. B.


Discographie : Pathé Marconi, Barclay, Festival, AZ, Fox Records, Président, VPM, Aba, Kuklos, Parem, Dom.


Bibliographie :

• Barkoff, le magicien du show biz (Ed. de l'Instant, 1987),

• Gare au show-biz ! (Ed. de Septembre, 1993).